L'Etat français est prêt à réduire sa participation dans un certain nombre d’entreprises, à condition de conserver un pouvoir d'orientation stratégique en leur sein, a déclaré dimanche Ségolène Royal. « Avec (le ministre de l'Economie) Emmanuel Macron, nous avons examiné la totalité de ces participations de l'Etat pour voir ce qui était nécessaire, ce qui ne l'était pas forcément, et ce qui était possible », a expliqué la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie sur France 5. Mais elle n’a pas dit quelles entreprises étaient visées.
Selon le Journal du Dimanche, le gouvernement pourrait céder 30 % de Réseau de transport de l'électricité (RTE), une filiale d'EDF qui gère le réseau électrique à haute tension. Cette cession pourrait rapporter 1,5 milliards d'euros à l'Etat, sans toucher directement à sa participation dans EDF.

Le titre de l’électricien figure parmi les plus fortes baisses lundi matin : il cède 1,3% sur un marché en repli de 0,8%.

L’Etat souhaite céder un total de 5 à 10 milliards d’euros au cours des 18 prochains mois, a précisé de son côté Emmanuel Macron dans un entretien au Monde paru samedi. Prié de dire si l'Etat va vendre des actions d'EDF ou de la Française des jeux, le ministre de l'Economie a indiqué : « Nous allons commencer par d'autres entreprises comme les aéroports régionaux, ou encore des sociétés où l'Etat dispose de droits de vote double qui lui permettent de garder un poids important. »

La plupart des sociétés cotées comptant l’Etat parmi ses principaux actionnaires sont potentiellement dans ce cas. Parmi les plus importantes on peut citer EDF, Areva, Aéroports de Paris, Safran, Thales, Orange, Renault ou encore GDF Suez. Emmanuel Macron avait cependant indiqué mi-octobre que la priorité du gouvernement n'était pas de réduire sa participation dans le capital d'Orange ni de Renault. La vente d’actions par l’Etat au cours des prochains mois dépendra aussi des conditions de marché et de la plus-value qu’il peut espérer retirer de chacune de ces cessions.