Les bourses européennes sont pratiquement figées lundi dans l’attente d’une hypothétique avancée dans le dossier grec. Vers 12h30 le CAC 40 gagne 0,3% à 5025 points. Il est brièvement passé sous les 5000 points en fin de matinée, pour la première fois depuis la mi-mai.

Après une semaine d’espoirs déçus l'absence d’accord entre Athènes et ses créanciers internationaux (UE, FMI) devient préoccupante car elle pourrait conduire le pays au défaut de paiement. Le pays doit rembourser 1,6 milliard d’euros ce mois-ci mais le gouvernement d’Alexis Tsipras a prévenu que cela lui serait très difficile compte tenu du blocage depuis plusieurs mois du plan d’aide du FMI et de l’Union européenne, et des désaccords persistants sur les réformes à entreprendre. « Ce n’est pas à cause de notre intransigeance ni à cause des positions incompréhensibles du côté grec. Cela serait plutôt à cause de l'obsession de certains représentants institutionnels qui insistent sur des solutions déraisonnables », a martelé le Premier ministre grec dans une tribune publiée dimanche par Le Monde. Il ajoute que la Grèce a fait des « concessions » et que la solution est désormais « entre les mains des leaders de l’Europe ».

Un appel clair à François Hollande et Angela Merkel qui se retrouvent ce soir à Berlin pour une réunion de travail sur 'les défis de l’économie'. « Je serais très étonné que (la Grèce) ne soit pas au coeur des discussions » a suggéré Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, également invité au dîner. Le commissaire européen Günther Oettinger, un Allemand proche de Mme Merkel, a cependant affirmé qu'aucune percée n'était à prévoir lundi, car « les défis sont trop grands ». « Les désaccords sur des sujets centraux comme le marché du travail ou le système de retraites sont encore trop importants », a-t-il estimé dans une interview au journal Die Welt. La pression devrait monter tout au long de la semaine alors qu’Athènes est censé rembourser vendredi 300 millions d’euros au FMI. Pour l’heure l’incertitude demeure sur la capacité et la volonté du gouvernement grec d’honorer cette échéance.