Les écarts de salaires se creusent dans le secteur privé français. Alors que les salaires des cadres ont progressé de 1,7% en 2016 (lire l'article) ceux des ouvriers et des employés ont quasiment fait du surplace, d'après une étude du cabinet Randstad.

Les rémunérations des personnes 'non cadres' n'ont augmenté que de 0,7% cette année, soit une revalorisation de… 11 euros en moyenne, selon cette étude basée sur plus d'1,2 million de fiches de paie. Cette évolution des salaires est à rapprocher de celle du Smic (+0,6% au 1er janvier) bien que ce dernier ne concerne que 11% de l'ensemble de salariés. En moyenne, un salarié non cadre gagne 1567 euros bruts par mois, précise le spécialiste du recrutement.

Certains métiers sous tension bénéficient cependant d'une inflation des salaires. C'est le cas des techniciens en systèmes automatisés, dont les salaires ont augmenté de 5,3% à 1.924 euros, mais aussi des techniciens méthodes (+4,8% à 1.947 euros), des chefs de chantier du BTP (+4,2% à 2.245 euros), des dessinateurs projeteurs du BTP (+3,8% à 1.864 euros) ou encore des mécaniciens aéronautiques (+3,5% à 1.864 euros). A l'inverse les ouvriers non qualifiés et les professions intermédiaires n'ont vu pratiquement aucune évolution sur leur fiche de paie.

L'étude révèle en outre des disparités de rémunération selon les régions. La hausse moyenne des salaires a été de 1,4% en Normandie, là où ils sont déjà les plus élevés, ainsi qu'en Occitanie. En revanche, les rémunérations ont stagné dans les Hauts-de-France, où le salaire moyen est inférieur de 27 euros à la moyenne nationale.