Porté par des indicateurs positifs en zone euro et surtout par les espoirs d'une hausse des taux de la Fed, le CAC 40 a franchi vendredi après-midi le seuil des 5000 points, qu'il n'avait pas atteint depuis le mois de juillet 2015. Plusieurs fois en effet au cours des derniers mois, l'indice parisien a "testé" la zone des 4930 points sans parvenir à franchir cette résistance. Mais les investisseurs ont semble-t-il décidé de passer outre les incertitudes sur le résultat de l'élection présidentielle pour suivre la tendance positive dictée par Wall Street.

La présidente de la Fed Janet Yellen doit s'exprimer à 18h00 GMT devant l'Executives Club de Chicago. Cette intervention sera très suivie compte tenu des spéculations sur une hausse prochaine des taux de la Fed. Plusieurs membres de l'institution se sont en effet exprimés ces derniers jours, plaidant tous pour un resserrement monétaire. Loin d'être perçue comme une mauvaise nouvelle, celui-ci traduirait la confiance des membres de la Fed dans la croissance de l'économie américaine et serait synonyme de rendements plus élevés pour les banques. Si les bancaires américaines ont déjà largement rebondi cette semaine, c'est maintenant au tour des établissements européens : à une heure de la clôture, Société Générale gagne 4,7%, Crédit Agricole 3,2% et BNP Paribas 2,7%.

L'optimisme est également alimenté par les bons indicateurs publiés jeudi et vendredi. "La publication des indices PMI pour le mois de février monter que la conjoncture reste très bien orientée dans la zone euro. Ce contexte devrait continuer à soutenir les résultats des entreprises, ce qui devrait soutenir le marché actions de la zone euro", soulignent les analystes de Lazard Frères Gestion dans une note. Par ailleurs Le taux de chômage est resté stable et au plus bas depuis 2009 dans la zone euro en janvier et, surtout, l'inflation a atteint en février l'objectif de 2,0% fixé par la Banque centrale européenne (BCE), une première depuis quatre ans.