Malgré une nouvelle hausse du taux directeur de la Réserve fédérale américaine, de 0,25%, la matière première a vu son prix prendre de l’ampleur cette semaine.
La Banque centrale américaine s’est efforcée de souligner que sa nouvelle intervention ne s’expliquait pas par une réévaluation positive de l’évolution de la conjoncture économique.

En particulier les données sur l’inflation n’ont pas été modifiées. Une remontée franche de l’inflation sous-jacente n’est pas escomptée. Dans ces conditions, la Fed table sur deux autres éventuels relèvements de son taux directeur d’ici la fin de l’année, et non pas trois comme attendu par certains investisseurs.
Cette relative prudence affichée a eu pour conséquence une baisse du dollar. Le billet vert recule de 0,6% sur la semaine.

Un autre élément qui milite pour la réappréciation du prix de l’or réside dans la réunion du G20 qui se tient aujourd’hui. Les investisseurs sont attentifs à toute éventuelle démonstration d’un protectionnisme économique de la part des Etats-Unis.

Une ascension intenable ?

Pour certains experts, la trajectoire ascendante de l’or pourrait ne pas tenir.
Le prix de la matière première serait même susceptible de fléchir à 1140 l’once à la fin du deuxième trimestre, si l’administration Trump commence à mettre à exécution son programme de baisse des impôts pour les entreprises et de hausse des dépenses dans les infrastructures. Dans une telle situation, la perspective d’une accélération de la croissance américaine contraindrait la Fed à revoir sa copie et à intensifier son intervention.

Les détentions dans le plus grand ETF investi dans l’or au niveau mondial, le SPDR Gold, ont reculé de 0,28% ce jeudi.

Depuis le début de l’année le cours de l’or a gagné 6,87%.