Les Français boudent l'assurance vie. Depuis le début de l'année la collecte nette sur ce placement a atteint 1 milliard d'euros, contre plus de 5 milliards à la même période de 2016. Cette baisse s'explique notamment par la diminution des rendements des fonds euros, tombés à 1,8% en moyenne l'année dernière. Les épargnants ont en revanche un peu plus d'appétit pour les 'supports en unités de compte', autrement dit pour les actions.

Ces derniers représentent 27% du montant brut des cotisations et la "totalité" de la collecte nette depuis le début de l'année, précise même la Fédération française d'assurance (FFA) dans son rapport mensuel. Cela signifie que les épargnants sont prêts à prendre un peu plus de risque pour compenser la perte de rendement liée aux fonds euros.

L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) a progressé de 3% sur un an, à 1 636 milliards d’euros, a par ailleurs indiqué la FFA.

La faible collecte de l'assurance vie depuis le début de l'année peut également s'expliquer par les incertitudes sur le maintien ou non de son régime fiscal dérogatoire. Plusieurs candidats à l'élection présidentielle ont en effet annoncé une réforme de la fiscalité du capital, suscitant quelques interrogations. François Fillon et Benoît Hamon ont depuis précisé qu'ils garderaient le régime en vigueur. Quant à Emmanuel Macron il envisage de soumettre une partie des gains au taux unique de 30%. Seuls les gros contrats seraient touchés et uniquement sur les gains réalisés après l'entrée en vigueur de la réforme.