Emmanuel Macron, perçu comme un « ami » des entreprises et de l’Europe est en mesure de prolonger sa dynamique au second tour, ce d’autant plus que François Fillon et Benoit Hamont lui ont explicitement indiqué leur soutien face à l’extrême droite.

Le marché continue à pricer un risque politique étant donné le potentiel de mauvaises nouvelles au cours des deux semaines à venir n’est pas totalement nul. « Tout changement de direction significatif envers Marine Le Pen peut mettre à mal le sentiment des investisseurs en raison de sa position hostile à l’euro » précise BlackRock.

La prime de risque devrait perdurer au moins jusqu’aux élections législatives de juin, ajoute BlackRock. Si Emmanuel Macron est élu président, il pourrait se retrouver en difficultés pour implémenter son agenda de réforme s’il n’obtient pas une majorité parlementaire stable.

Pour l’heure, BlackRock souligne avoir une vue constructive sur les actions européennes. L’atténuation de la perception du risque politique devrait conduire les investisseurs à se concentrer sur les fondamentaux économiques de la région qui se sont notablement améliorés. Le marché devrait tirer avantage du phénomène de reflation généralisé. Les valeurs cycliques particulièrement attractives sur le plan de leur valorisation devraient connaitre un beau parcours haussier.

Sur le segment obligataire, les taux français devraient quelque peu réduire leur écart par rapport aux taux allemands. D’une part, les taux de l’Hexagone ont vocation à diminuer. D’autre part, les taux outre-Rhin devraient augmenter.

BlackRock précise avoir une position de "sous pondération" sur les taux européens dans leur ensemble du fait du risque de hausse important dans les mois à venir dans un environnement économique plus propice et face à l’expectative par le marché de voir la BCE afficher une volonté d’amoindrir davantage son programme de rachat d’actifs.