La décrue du chômage entamée en 2016 se poursuit. En moyenne sur le premier trimestre 2017, le taux de chômage au sens du BIT s'établit à 9,6 % de la population active en France (hors Mayotte), après 10,0 % au quatrième trimestre 2016, a indiqué jeudi l'Insee. C'est la première fois depuis le quatrième trimestre 2012 que le taux de chômage reste sous la barre des 10%.

En France métropolitaine, il avait cependant déjà franchi à la baisse ce seuil fin 2016. Sur les trois premiers mois de l'année il ressort à 9,3% (-0,4 point). Cette baisse a surtout profité aux jeunes (– 1,5 point de pourcentage sur le trimestre, – 2,6 points sur un an) et aux personnes de 25 à 49 ans (– 0,4 point sur le trimestre, – 0,6 point sur un an). Le taux de chômage des 15-24 ans reste cependant plus de deux fois supérieur à celui de leurs aînés : 21,8% contre 8,7%.

Le chômage de longue durée peine lui aussi à décroître : il s'établit à 4,1% de la population active, en baisse de 0,1 point. L'Insee souligne en outre l'augmentation du nombre de personnes souhaitant un emploi mais ne cherchant pas de manière active, soit par découragement soit parce qu'elles ne sont pas immédiatement disponibles. Ce "halo du chômage", qui n'est pas comptabilisé dans le nombre de chômeurs, représente désormais 1,5 million de personnes, dont une hausse de 20 000 sur le dernier trimestre.

Ces chiffres n'ont pas été commentés par la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Quant à Emmanuel Macron, il s'est bien gardé de fixer un objectif chiffré de baisse du chômage au cours de son quinquennat mais entend mettre en œuvre rapidement une réforme de l'assurance chômage et de la négociation collective afin de flexibiliser le marché du travail (voir notre dossier).