L'embellie se confirme bel et bien dans l'Hexagone: la croissance économique devrait accélérer en 2017 pour atteindre 1,6%, un niveau "inédit" depuis 2011, permettant au chômage de poursuivre son reflux, selon la note de conjoncture de l'Insee publiée mardi 20 juin.

"L'économie française affiche une croissance solide depuis deux trimestres, qui ne faiblirait pas d'ici la fin de l'année", a résumé Dorian Roucher, chef de la division Synthèse conjoncturelle à l'institut national de la statistique, lors d'une conférence de presse. Dans le détail, le produit intérieur brut (PIB), qui a progressé de 0,4% au premier trimestre, devrait augmenter de 0,5% aux deuxième et troisième trimestres, puis de 0,4% au dernier trimestre 2017, selon l'organisme public. En 2016, la croissance avait atteint 1,1%.

Le taux de chômage devrait pour sa part poursuivre sa lente décrue et s'établir à 9,4% de la population active fin 2017, un chiffre inférieur de 0,6 point à son niveau de fin 2016, selon l'Insee. L'institut prévoit la création de 222.000 emplois, contre 255.000 l'an dernier. L'essentiel de ces créations se ferait dans les services, tandis que l'industrie continuerait à perdre des emplois.
Avec son pronostic de croissance pour 2017, l'Insee se montre plus optimiste que la Banque de France, le FMI et la Commission européenne, qui tablent sur 1,4% de croissance. Le précédent gouvernement prédisait, lui, une croissance de 1,5%. "Des chocs spécifiques qui ont amputé la croissance en 2016 ne pèseraient plus en 2017", indique l'Insee, qui évoque notamment la baisse des récoltes céréalières en raison de mauvaises conditions météo en 2016 et le recul du tourisme après les attentats.

D'autre part, le commerce extérieur, talon d'Achille de l'économie tricolore, devrait nettement moins freiner la croissance qu'en 2016. Après avoir baissé au premier trimestre, les exportations devraient rebondir au deuxième avec la livraison de grands contrats aéronautiques et navals, puis conserver de l'allant grâce à la reprise de la demande mondiale, au redémarrage d'installations nucléaires permettant de reprendre des exportations d'électricité et au retour des touristes étrangers sur le sol français.