Il y a cinquante ans, beaucoup étaient occupés à faire la révolution. Certains utilisaient des pavés. D’autres utilisaient des courbes. Ou, pour être plus précis, ils les démontaient.

Dans la lignée d’Edmund Phelps, en 1968, un autre (futur) Prix Nobel, Milton Friedman, remettait en cause la courbe de Phillips(1) : pour un monétariste, la relation entre inflation et chômage ne peut être que de court terme puisque, à long terme, l’inflation est un phénomène monétaire. A propos de long terme, cinquante ans plus tard, le débat semble toujours ouvert entre ceux qui scrutent les chiffres de l’emploi et ceux qui se concentrent sur la croissance monétaire. Ils en ont le droit. Il est interdit d’interdire ?

(1) The role of monetary policy, American Economic Review

 Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco AM