Après s’être beaucoup inquiétés d’un potentiel ralentissement de la croissance macro-économique mondiale, les investisseurs se replongent désormais dans la micro-économie. Les premières publications montrent déjà que les pressions déflationnistes sont toujours à l’œuvre dans l’univers de la grande consommation notamment chez Unilever et Procter & Gamble. La déception sur les résultats de TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing) a entraîné à la baisse quelques valeurs technologiques américaines (Apple, Nvidia, Micron) et certaines parties de la cote asiatique.

La Chine, quant à elle, demeure toujours une contributrice importante de la croissance organique du chiffre d’affaires de grands groupes mondiaux comme Pernod et Schneider. Elle change aussi petit à petit d'attitude vis-à-vis de l'ouverture de son marché intérieur. En effet, elle a annoncé un assouplissement des conditions de détention du capital pour les constructeurs automobiles non chinois entraînant de facto une panique en bourse sur les titres des constructeurs locaux.

C’est une première victoire pour Donald Trump dont la technique de négociation doit vraiment paraître déconcertante dans l’empire confuciano-communiste. Sur cette fin de semaine, il faut noter aussi une remontée des taux longs favorables aux valeurs bancaires et aux valeurs value.

Dans une année compliquée et moins lisible que 2017, il faut maintenant espérer que les investisseurs possèdent la même résistance que l’hirondelle qui, lors de sa migration, peut parcourir 10 000 km avec seulement quelques grammes de graisse comme carburant.