Le géant internet américain Google a vu ses revenus progresser plus que prévu au deuxième trimestre, profitant d’une forte hausse de ses volumes de publicités, ce qui a éclipsé des bénéfices moindres qu’espéré. Le chiffre d’affaires du groupe de Mountainview se monte à 16 milliards de dollars sur les trois derniers mois, soit une hausse de 22% par rapport à l’année dernière. Les analystes avaient anticipé un chiffre d’affaires de 15,6 milliards.

L’essentiel de ces revenus – 14,3 milliards- provient de la publicité dont Google est plus que jamais le plus gros fournisseur au monde. A ce titre, Google détaillait pour la première fois ce trimestre l’évolution des deux indicateurs clés pour son activité publicitaire en séparant les annonces publiées sur ses propres sites (Google Search, YouTube, Maps, Finance...) de celles diffusées sur des sites internet tiers par ses régies publicitaires. Ces données semblent confirmer la solidité du coeur de métier du groupe, puisque ses propres sites affichent une progression plus forte que la moyenne pour le volume de clics (+33%) et une baisse plus limitée de leur coût unitaire (-7%) que les sites tiers (respectivement +9% et -13%). Au global, le nombre de clics « payants » a progressé de 25% mais leur prix moyen s’est effrité de 6%.

L’énormité des revenus du groupe lui permet d’investir dans des activités annexes, comme les voitures sans chauffeur, la robotique, la fibre optique, les accessoires connectés comme ses fameuses lunettes Google Glass, ou encore récemment les lentilles intelligentes avec un accord annoncé cette semaine avec le groupe pharmaceutique Novartis. «Google ressemble de plus en plus à un conglomérat», note Brian Wieser du cabinet Pivotal Research Group, qui met en garde contre la moindre rentabilité de ces nouvelles activités. Le bénéfice net trimestriel a d’ailleurs progressé bien moins vite que le chiffre d’affaires, de seulement 6% à 3,4 milliards de dollars, et le bénéfice par action, qui sert de référence à Wall Street, est ressorti à 6,08 dollars, soit 16 cents de moins qu’espéré en moyenne par les analystes.

Cela n'empêche pas le titre de grimper vendredi où il s'apprécie de plus de 3% dans les premiers échanges. La hausse atteint 15% sur les trois derniers mois.