A son introduction, la compagnie comptait 2000 salariés. C’était alors exclusivement un moteur de recherche. La gamme de ses produits était tellement limitée qu’il a dû proposer des services à faible valeur ajoutée comme un vérificateur d’orthographe ou encore des calculatrices online.

Son service de messagerie gratuit, Gmail, venait tout juste de voir le jour. Les smartphones étaient très peu répandus.

Il n’y avait pas d’Android, pas de YouTube, pas de Google Car ni de Google Chrome, pas de thermostats, de satellites orbites ou de fibre-optique.

Les revenus générés se situaient en dessous de 3,2 milliards de dollars.

La collecte de 1,2 milliard de dollars il y a dix, et surtout la visibilité offerte ont permis à Google de monter en puissance.

Aujourd’hui, les performances de Google parlent d’elles-mêmes. Les revenus s’élèvent à 65 milliards de dollars ; les marges bénéficiaires nettes excédent 20% et la capitalisation boursière s’évalue à près de 400 milliards de dollars, l’une des plus grandes capitalisations boursière dans le monde.

Le moteur de recherche recueille 100 millions de requêtes par mois. Google est également devenu une référence dans le domaine de l’envoi d’emails, du visionnage de vidéos.

La firme qui emploie à présent 52 000 salariés est devenue si immense qu’elle a été l’objet de multiples enquêtes par les Autorités de la concurrence au Etats-Unis et en Europe sur la base d’allégations selon lesquelles elle utiliserait sa taille et sa stature pour étouffer la compétition.