Cet appel fait suite à l’activisme d’un hedge fund sur ce point, Starboard Value LP. Ce dernier souhaite que Yahoo se sépare de son activité Web et email pour les céder à AOL. D’après le hedge fund, les parts de Yahoo dans le groupe Alibaba ainsi que la filiale japonaise de Yahoo ne sont pas correctement évalués par le marché aujourd’hui. La cession leur donnerait plus de visibilité et de valeur.

La capitalisation boursière de Yahoo s’élève présentement à 47 milliards de dollar alors que sa seule part dans Alibaba est jaugée à 44 milliards de dollars.

Les deux principaux actionnaires de Yahoo estimeraient qu’une fusion entre Yahoo et AOL permettrait de créer un concurrent bien plus fort contre Google et Facebook, en particulier en matière de programmation video et d’achat d’espaces publicitaires.
Tim Amstrong, ancien responsable de Google, à la manette d’AOL depuis 2009, aurait été réceptif à l’appel des deux actionnaires de Yahoo, reconnaissant les bienfaits qui découleraient d’une telle opération. En particulier, celle-ci pourrait être génératrice d’une économie de coûts de 1,5 milliard de dollars.

Cependant, la probabilité de voir le deal se dessiner à court terme est relativement faible. Il n’y a actuellement aucune discussion entre les équipes de management de Yahoo et AOL et Tim Amstrong a indiqué qu’il ne consentirait qu’à une fusion à l’amiable.

Tim Amstrong est reconnue dans sa compétence de dirigeant d’entreprise car il a su redonner de la valeur à AOL par une série d’acquisitions, incluant Adap.TV, une plateforme de publicité sur internet. La capitalisation boursière d’AOL a ainsi doublé, à 3,5 milliards de dollars, depuis son arrivée.