La levée de restriction a été signalée par le ministère du Commerce de la Chine.

Cette restriction avait été imposée en 2009 alors que l'Empire du milieu s’efforçait de développer sa propre industrie dans 17 minéraux cruciaux pour la fabrication de divers produits de haute technologie, incluant les téléphones mobiles, les véhicules hybrides, les écrans plats, les armes.

Les Etats-Unis, l’Europe et le Japon se sont ainsi plaints auprès de l’OMC en prétextant que l’agissement de la Chine avait pour principal finalité de tirer vers le haut le prix des ressources rares pour les sociétés internationales, de favoriser par des prix plus faibles les sociétés domestiques, et de forcer le partage de données liées à l'innovation.

L’année dernière, un panel d’expert au sein de l’OMC avait acté le fait que la Chine avait échoué de démontrer que la restriction était justifiée.
Celle-ci avait invoqué comme arguments la diminution de la quantité de ces ressources et les dommages environnementaux que l’exploitation des mines occasionnait.
Ce qui a toutefois interpellé les experts de l'OMC était que Pékin n’imposait de restrictions à la production ou à l'utilisation de ces ressources rares pour les sociétés chinoises.

La Chine serait à l’origine de 90% de la production de ressources rares dans le monde bien que n’ayant que la troisième plus importante réserve, à hauteur de 30% du stock mondial. Le pays a exporté 22 493 tonnes de ressources rares en 2013 et 22 224 tonnes au cours des dix premiers mois de l’année 2014.

Dans le cadre du nouveau régime défini par les autorités chinoises, les exportations requerront toujours une licence mais le volume qui pourra être vendu à l’étranger ne sera plus limité par un quota.