Ce nom ne vous dit peut-être rien pourtant Sigfox est bien connu dans le petit monde de la « French Tech ». Cette société toulousaine créée en 2009 a pour objectif de déployer un réseau de communication mondial dédié à l’internet des objets. Ce réseau cellulaire à bas débit est une alternative aux réseaux GSM, 3G et 4G aujourd’hui utilisés par la plupart des opérateurs de téléphonie mobile.

« Ce réseau complète les offres de connexion haut-débit existantes en fournissant une transmission bidirectionnelle économique et basse consommation à des milliards d’objets », explique Sigfox. Déjà déployé en France, en Espagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, il le sera bientôt aux Etats-Unis. L’ambition du groupe est de se déployer sur d’autres continents et d’imposer sa technologie Longue Distance et Basse Consommation (LPWA) comme la référence mondiale de l’Internet des objets.

Partenariats industriels

Sigfox vient de réaliser une levée de fonds record pour une start-up française, puisqu’il a récolté 100 millions d’euros auprès d’investisseurs industriels et financiers. Parmi eux figurent des groupes du CAC 40, GDF, Air Liquide, mais aussi des opérateurs télécoms internationaux (Telefonica, SK Telecom) et le hedge fund américian Elliott Management. Ces investisseurs aideront le groupe à déployer son réseau et à y intégrer de nouveaux objets connectés (par exemple, pour GDF, des capteurs de consommation énergétique). « Cette association industriels/opérateurs constituera l’atout le plus précieux de SIGFOX pour continuer de développer une offre innovante dans l’IoT (internet des objets, ndlr) », relève la société. L’entreprise compte également sur le carnet d’adresses d’Anne Lauvergeon, l’ex sherpa de François Mitterrand et ex directrice d’Areva, qui a rejoint Sigfox en avril dernier au poste de présidente.

Malgré ces atouts Sigfox est encore loin d’avoir gagné la bataille technologique qui se joue autour de l’internet des objets. Face aux prévisions de croissance exponentielle de ce marché au cours des prochaines années, d’autres acteurs devraient s’y engouffrer et proposer des solutions alternatives. La clé du succès réside dans les partenariats que l’entreprise réussira ou non à nouer avec les principaux opérateurs téléphoniques.