Apple souhaiterait placer entre 1,5 et 2 milliards d’euros répartis également entre les deux types d’obligations. La demande aurait atteint 4 milliards d’euros.

Apple voudrait utiliser les fonds récoltés pour notamment financier des opérations de rachat d’actions et de paiement de dividendes. En avril, Apple avait annoncé que le conseil d’administration avait autorisé d’augmenter la taille du programme de retour aux actionnaires de 50%. Dans cette optique la société avait planifié distribuer 200 milliards de dollars de cash à ses actionnaires d’ici la fin de mars 2017. Cela supposait un accroissement du programme de rachat d’actions à 140 milliards de dollars (contre 90 milliards de dollars précédemment). Par ailleurs, le dividende trimestriel a été relevé de 11%.

Entre aout 2012 et mars 2015, Apple aurait rendu à ses actionnaires plus de 112 milliards de dollars, dont 80 milliards de dollars sous forme de rachat d’actions.
L’argent amassé par Apple sur le marché obligataire européen devrait également permettre de financer des projets d’investissement, de procéder à des acquisitions, à des remboursements de dette arrivée à échéance.

Goldman Sachs et Deutsche Bank sont les deux banques chargées de l’opération.

La dernière fois qu’Apple a fait appel au marché obligataire européen c’était en novembre 2014. Avaient alors été émis 1,4 milliard d’euros d’obligations à échéance 2022 à un taux de 1,0% et 1,4 milliards d’euros d’obligation à échéance 2026 à un taux de 1,625%.

Plusieurs sociétés américaines ont fait le choix de s’aventurer sur le marché obligataire européen, attirées par des taux d’émission très bas sur fond du déploiement d'un vaste programme de quantitative easing par la Banque centrale européenne. Celles-ci auraient représenté 22% des émissions obligataires en euro depuis le début de l’année, plus que les sociétés françaises et italiennes combinées et outrepassant la proportion qu’elles représentaient en 2014, de 12%.

Depuis le 7 septembre, les sociétés non financières américaines auraient levé 53,9 milliards d’euros selon le cabinet Dealogic, un montant record.