Après les caques audio et les accessoires bluetooth pour la voiture, Parrot entend profiter de la mode des drones, ces joujous volants qui permettent à tout un chacun de photographier et filmer la terre vue du ciel.

Au troisième trimestre, « la croissance très significative des ventes de drones (+60%) compense largement le recul anticipé de l'activité automobile (-8% à données comparables) », a expliqué le groupe dans un communiqué publié lundi. Avec un chiffre d'affaires de 38,8 millions d'euros, en hausse de 60%, l’activité drone grand public pèse désormais plus lourd que toutes les autres spécialités du groupe (57% du chiffre d’affaires). Afin d’« accélérer son développement et consolider son leadership » sur ce marché en forte croissance, Parrot entend procéder à une augmentation de capital « pour un montant compris entre 270 millions et 300 millions d'euros », a-t-il précisé.

Cette annonce était attendue mais « c’est le montant qui étonne (entre 60 et 65% de la capitalisation actuelle) », indique le courtier Invest Securities dans une note publiée mardi. « Selon nous, (il) ne pourrait être justifié que par une grosse acquisition ». Or les cibles sur ce marché, dominé par le chinois DJI, sont assez rares et chères. « Ce montant impliquera par ailleurs une décote qui devra être significative ».

Henry Seydoux, cofondateur et principal actionnaire du groupe, a l’intention de participer à cette opération à hauteur d'environ 90 millions d'euros mais celle-ci reste soumise « aux conditions de marché et à l'obtention du visa de l'Autorité des marchés financiers (AMF) », a précisé Parrot. L’augmentation de capital a cependant déjà été intégrée par le marché, le titre reculant de 2,4% mardi au lendemain d’une baisse de 6,4%.