L’action Parrot chute lourdement ce lundi après que le groupe a lancé une augmentation de capital de 299 millions d’euros avec maintien du droit préférentiel de souscription. Celle-ci vise à conforter sa position de leader en Europe sur le marché des drones grand public et à accélérer son développement sur le marché des drones professionnels, notamment via d’éventuelles acquisitions (voir notre article).

« Les modalités de l’augmentation de capital et le montant de l’opération (298 millions + 128 millions fin 2020) interpellent», selon le courtier Invest Securities. En effet, la société « ne laisse pas vraiment le choix » à ses actionnaires qui, s’ils ne souscrivent pas à l’opération, seront fortement dilués. Les nouvelles actions, qui sont en fait des bons de souscription d’actions, ont une valeur de 17 euros contre un cours de 34 euros avant l’annonce de l’opération, soit une décote de 50%.

Les BSA seront incessibles et donc non négociables pendant une période de cinq ans à compter du lendemain de leur date d'émission, soit du 16 décembre 2015 au 15 décembre 2020 inclus. Pour Parrot, il s’agit « d’offrir aux actionnaires un instrument d'intéressement au développement futur de la société ». Cependant une période de liquidité est prévue, du 16 décembre 2015 au 4 janvier 2016, pendant laquelle tout porteur de BSA pourra céder de gré à gré ces bons à un prix de 0,48 euro par BSA au profit de Horizon, la société du fondateur et principal actionnaire Henri Seydoux.

Henri Seydoux, ainsi que d’autres gros actionnaires (HG Vora Capital, BpiFrance) se sont engagés à participer à l’opération à hauteur de 40% du montant visé, soit environ 120 millions d’euros.