Uber France a été condamné par le tribunal de grande instance de Paris à verser 1,2 million d'euros à l'Union nationale des taxis (UNT). « Cette décision fait suite à une affaire portée par un syndicat de taxis et concerne l'information des chauffeurs de l’obligation de 'retour au garage' imposée aux véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) par la loi Thévenoud depuis octobre 2014 », a expliqué un porte-parole de la compagnie à l’agence Reuters. D’après ce texte, lorsqu’ils ne sont pas en course, les VTC doivent se diriger vers leur garage ou un parking situé hors de la voie publique.

L'UNT reprochait à Uber de ne pas appliquer cette directive, conduisant les voitures à pratiquer une forme de « maraudage ». La société de VTC, qui a déjà été condamnée en décembre à 150 000 euros d’amende pour « pratique commerciale trompeuse » et a vu son service UberPop interdit en France, se réserve le droit de faire appel de la décision du tribunal de grande instance de Paris.

Cette décision intervient en plein mouvement de protestation des taxis contre la concurrence déloyale, selon eux, que leur mènent les sociétés de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Malgré la nomination d’un médiateur par le gouvernement les opérations escargot se poursuivent mercredi près des aéroports de Paris et de Marseille  Les taxis réclament l’interdiction pure et simple des VTC ou l’indemnisation des chauffeurs ayant payé leur licence, qui n’est autre qu’une autorisation de stationnement sur la voie publique.