Voitures sans chauffeur, drones et montgolfières fournisseurs d’accès internet, robots intelligents, bracelets anti-cancer…Les projets de Google ne semblent avoir aucune limite si ce n'est celle de l’imagination de ses chercheurs. Mais combien coûte au juste cette course à la rupture technologique ? La question taraude les analystes financiers depuis des années. Le géant de Mountain View a apporté la réponse lundi lors de la présentation de ses résultats de l’année 2015.

La branche « Other Bets » qui regroupe tous ces « nouveaux paris » a généré une perte d’exploitation de 3,5 milliards de dollars sur l’année écoulée, à comparer avec un chiffre d’affaires de 448 millions. L’essentiel de ces revenus provient des ventes de domotique connectée (Nest), d’internet ultra-rapide par fibre optique et des développements du groupe dans la santé, où il a commencé à nouer des alliances avec des laboratoires pharmaceutiques. D’autres champs pourraient bientôt passer de la fiction à la réalité et constituer des relais de croissance pour le géant internet. C’est notamment le cas de la voiture autonome sur laquelle tous les constructeurs automobiles planchent désormais.

Un bénéfice net en hausse de 12%

Lors d’une conférence avec les analystes, la directrice financière Ruth Porat a affirmé que Google, de son nouveau nom Alphabet, s’efforçait « d’optimiser les ressources » octroyées à chaque projet, y compris avec le cas échéant des décisions « difficiles », afin de « maximiser la création de valeur à long terme » pour l’ensemble du groupe.

En attendant le cœur de métier de Google - la vente de publicité en ligne via son moteur de recherche et ses différentes applications comme YouTube et Google Maps - reste très florissant. Le chiffre d’affaires total a en effet atteint la somme astronomique de 75 milliards de dollars sur l’année écoulée, en hausse de 14%, pour un bénéfice net de 15,8 milliards (+12%, y compris donc les pertes liées à l'effort de R&D).

Ces chiffres ont été salués hier à Wall Street où le titre Alphabet bondissait de 5% dans les échanges d’après-bourse. Le groupe est en passe de détrôner Apple comme la plus importante capitalisation boursière au monde (540 milliards de dollars).