Cegid, l'un des principaux éditeurs français de progiciels, a dévoilé lundi un projet de rachat par deux fonds anglo-saxons d'un montant de 580 millions d'euros. 
Le consortium composé du fonds Silver Lake Partners, leader mondial de l’investissement en technologie etd' AltaOne, une société d’investissement basée à Londres, a d'abord l'intention de racheter un bloc de 37% auprès de deux actionnaires institutionnels du groupe, Groupama et la société de Jean-Michel Aulas I.C.M.I., au prix de 62,25 euros par action. Il lancera ensuite une OPA obligatoire (lorsqu'un actionnaire détient plus de 33% d'une société) sur le reste du capital. Cette offre se fera également aux prix de 62,25€ par action (44,25€ par bon d’acquisition d’action remboursable).

"Un complément de prix égal à 1,25€ par action et/ou bon d’acquisition remboursable serait payé dans l’hypothèse où les actions apportées à l’Offre Publique, avec l’Acquisition du Bloc, représenteraient 95% ou plus du capital social et des droits de vote", précise la société. Avec ce complément l'offre représente une prime de 20% par rapport au cours de clôture de l’action Cegid Group le 15 avril 2016, et une prime de 44% par rapport au cours moyen pondéré par les volumes au cours des 12 derniers mois.

Le conseil d'administration de Cegid a indiqué "accueillir favorablement" cette proposition et table sur une finalisation de l'opération au cours du second semestre 2016. Jean-Michel AULAS, président de Cegid, et Patrick BERTRAND, directeur général, "ont accepté de rester associés au projet pour conduire une nouvelle phase d’accélération du développement de Cegid Group", précise le communiqué. Cegid, qui vient de dépasser la barre des 300 millions de chiffre d'affaires sur une base pro forma en année pleine, veut accélérer son développement international notamment sur le marché américain, où il a racheté en 2015 l'éditeur JDS Solutions. A noter que Jean-Michel Aulas réinvestira une partie du produit de la cession de ses titres dans l'un des deux fonds initiateurs de l'OPA.

La cotation du titre était toujours suspendue lundi à 15h30.