Atos fête son anniversaire avec panache. Le groupe de services informatiques créée il y a tout juste 20 ans va faire son entrée au CAC 40, le 20 mars, a annoncé Euronext jeudi. Il remplacera à cette date la foncière Klépierre, arrivée il y a un peu plus d'un an mais dont le parcours boursier a déçu.

Avec une hausse de près de 70% de son titre depuis un an, Atos était le candidat le mieux placé, selon les analystes de Société Générale. Porté par des marchés en forte croissance, il a publié des résultats "record" en 2016 avec un chiffre d'affaires de 11,7 milliards (+10%), un résultat opérationnel de 1,1 milliard (+20%) et un bénéfice net de 567 millions (+40%).

A l’origine spécialisée dans les solutions de paiement Atos est aujourd'hui l'une des dix premières entreprises de services informatiques dans le monde et dans le top 3 européen (avec Cap Gemini et IBM). Sous la houlette de l'ex ministre de l'économie Thierry Breton elle a réalisé plusieurs grosses acquisitions ces dernières années, notamment Siemens IT Solutions (2011), Bull (2014) et Xerox ITO (2015.). Ces acquisitions sont aujourd'hui bien digérées et confèrent au groupe des places de leader européen sur certains marchés clés comme le big data, la cybersécurité ou encore les services de paiement. Atos travaille aussi bien avec des entreprises que des gouvernements.

« Atos, lorsque je l'ai rejoint, faisait 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, nous allons en faire cette année près de 12 milliards. Nous sommes maintenant plus de 100.000 ingénieurs, contre moins de 50.000 il y a un peu moins de huit ans. La capitalisation a été multipliée par pratiquement 10, sans dette et sans diluer les actionnaires, ce qui signifie que les acquisitions ont été financées par nous-mêmes", avait indiqué Thierry Breton dans un entretien aux Echos en octobre dernier.

L'arrivée d'Atos dans le CAC 40 renforce la composante "technologique" de l'indice parisien. Celle-ci ne comptait jusqu'à présent qu'une seule valeur, Cap Gemini. Avec des capitalisations boursières de 11 et 14 milliards, les deux SSII restent cependant des poids plumes vis-à-vis de BNP Paribas, Sanofi ou Total (la capitalisation totale du CAC 40 atteint 1400 milliards). En outre, même s'ils restent plutôt positifs sur le titre Atos, les analystes jugent le potentiel de hausse à court terme limité du fait de son parcours depuis le début de l'année (+11%).