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Interview de Gilles Aubagnac : directeur financier de Netgem

Gilles Aubagnac

directeur financier de Netgem

Le titre à quatre euros est pour moi un minima

Publié le 13 Juillet 2006

Votre chiffre d'affaires a progressé de 146% au premier semestre. Comment qualifieriez-vous ces résultats ?
Plutôt bons. Ils confirment la tendance qui s'est initiée il y a un an et demi. Depuis 2005, notre chiffre d'affaires est constamment quasiment multiplié par trois. Et le premier semestre 2006 n'a pas dérogé à la règle.

Comment expliquez-vous cette performance ?
L'activité terminaux en France tire la croissance du groupe vers le haut. Celle-ci représente désormais 80% du chiffre d'affaires, contre 70% en 2005. Les perspectives y sont belles.

Bien que votre titre ait pris 200% en bourse depuis janvier, il est depuis quelques jours malmené. Votre analyse ?
La chute du cours est imputable au contexte de marché global. Netgem devient de plus en plus visible, et par conséquent le groupe subit le pessimisme du marché : la baisse du CAC, les mauvaises nouvelles américaines, les turbulences chez Dell et Apple… Mais je pense que c'est juste un mouvement baissier de court terme.

Que répondez-vous à ceux qui disent que votre titre est surévalué ?
Le titre à 4 euros est pour moi un minima. Si on considère notre positionnement ADSL, le nombre grandissant de clients pour les offres triple play, notre statut de fournisseur privilégié, on ne peut pas dire qu'un cours à 3,80 euros est surévalué. Pour faire simple, sur le marché français il y a nous et Sagem, et Netgem a plus d'accords avec des opérateurs (9Cegetel - fournisseur exclusif -, AOL, Télé2) que Sagem. D'ailleurs, l'objectif de cours pour l'analyste de chez Oddo qui nous suit est de 6 euros.

Quelles sont vos prévisions pour 2006 ?
Nous évitons, autant que ce peut, de faire des prévisions. On s'y est risqué en 2003 et nous nous sommes trompés. Ca nous a un peu refroidi. Mais nous attendons un retour de la profitabilité cette année. Pour information, l'analyste qui suit notre valeur table sur un résultat inférieur à 10% du chiffre d'affaires, avec une target à 7,5%. Quant aux ventes, nous sommes d'ores et déjà dans la fourchette haute de nos prévisions, avec 119 000 terminaux vendus au premier semestre pour une estimation de 220 000 à 250 000 sur l'année. Les carnets de commandes pour nos nouveaux terminaux haute définition (mpeg4) offrent de belles perspectives. Ces derniers impactent déjà dans les résultats du second trimestre et pèseront d'autant plus sur ceux du troisième trimestre.

Des projets de rapprochements sont-ils à l'étude ?
Le marché va vite, les acteurs y sont peu nombreux, un phénomène de consolidation est à attendre. Et nous espérons en faire partie. Si des projets de rapprochements s'offrent à nous, nous saurons les étudier. Il y a Médiamétrie en juillet, pour le reste, la veille est constante, tant dans le domaine technologique que commercial.

Un dernier mot à l'attention de vos actionnaires ?
Restez confiants en la capacité de Netgem de saisir les opportunités de marché. Notre actionnariat a beaucoup tourné, mais il nous est tout de même resté fidèle.

lucile

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