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Interview de Eric Blanc-Garin : directeur général exécutif de CS

Eric Blanc-Garin

directeur général exécutif de CS

Nous avons fortement subi le décrochage boursier des mid-cap, mais entendons poursuivre notre croissance

Publié le 19 Septembre 2006

Le résultat opérationnel courant de CS au 1S 06 est en hausse de 63%, à 4,9 millions d’euros et vous avez renoué avec les profits avec un bénéfice net de 1,7M€. Comment expliquez-vous ces performances?
Je l’explique de trois façons. Tout d’abord nous constatons une amélioration continue sur les activités conseil et intégration de systèmes « Build », qui poursuit sa progression dans le droit fil des semestres précédents.
Concernant les activités d’exploitation de système « Run », nous avons enregistré une amélioration séquentielle tant en chiffre d’affaires qu’en rentabilité, puisque nous avons mis fin à la période de décroissance sur le 1er semestre 2006 et avons divisé par deux les pertes opérationnelles par rapport au 2nd semestre 2005.

Par ailleurs, les frais de structures ont été réduits et sont passés de 13,7% au 1er semestre 2005 à 12,5% au 1er semestre 2006.

Le résultat net est effectivement positif à 1,7 millions d’euros contre une perte de 6 millions d’euros au 30 juin dernier, confirmant ainsi la fin des restructurations que j’avais annoncée fin 2005.

Votre branche infogérance a rencontré des difficultés durant cette période. Quels remèdes privilégiez-vous ?
Nous avons mené à bien en 2005 un plan de restructuration, visant à réduire de 15% nos effectifs. Aujourd’hui, nous avons mis en place des mesures d’amélioration de la productivité, parmi lesquelles le déploiement de la méthodologie ITIL chez nos clients. L’objectif est d’améliorer la productivité et les marges de cette branche. Le 1er juillet dernier, nous avons procédé au regroupement de nos centres d’appel et nous engageons le regroupement de nos plateformes de services mutualisées (centre de supervision, Datacenter, Help Desk etc.). Ce regroupement sera effectif à partir du 1er janvier 2007.
 
Quels sont vos objectifs en termes de chiffre d’affaires, de rentabilité opérationnelle et de résultat net pour l’année ?
Notre chiffre d’affaires devrait être au même niveau que l’an dernier, le second semestre nous permettant de rattraper la légère décroissance du premier semestre. La rentabilité du groupe sera meilleure puisque nous tablons sur une augmentation de la marge opérationnelle de 1 point par rapport à 2005. Enfin, notre résultat net sera positif pour l’ensemble de l’exercice compte tenu de la faiblesse des coûts de restructuration (1,8 million d’euros au 1er semestre 2006 contre 9 millions d’euros au 1er semestre 2005).

La Simmad a retenu CS pour assurer le maintien en condition opérationnelle des moyens radio V-UHF de l'armée de l'air. Quel impact cela aura-t-il sur le groupe ?
Le contrat a été signé à la fin du premier semestre. D’un montant de 20 millions d’euros et d’une durée de quatre ans, il commencera à produire ses effets à compter du mois de septembre. L’enjeu est important puisque cet accord prévoit l’exploitation et la maintenance évolutive du système de communication (moyens radio V-UHF) de l’armée de l’air, illustrant notre stratégie d’accompagner nos clients dans l’exploitation même de leurs systèmes.

Des rumeurs ont circulé au printemps sur un éventuel intérêt de votre groupe pour Bull. Qu’en est-il exactement ?
Il s’est agi d’un faux scoop que nous avons officiellement démenti.

Pouvez-vous nous parlez de vos projets de croissance externe ?
Dans une industrie qui tend à se concentrer, nous pourrions tirer meilleur parti de notre fonds de commerce grâce à une opération qui viserait à accroître sensiblement la taille du groupe. Des projets devraient voir le jour d’ici à fin 2007.

Le titre de CS a reculé de 30% depuis le début de l'année et de 26% sur un an compte tenu de la défiance accumulée par plusieurs faux départs. Quelles initiatives envisagez-vous de prendre pour restaurer la confiance des investisseurs ?
Nous avons fortement subi le décrochage de la valorisation des mid-cap suite à la vague déclenchée en mai dernier. Mais nous poursuivons sur la voie de la croissance, et notamment la croissance de nos marges afin de conforter le cours de notre action. Les déficits fiscaux affichés par le groupe sont de l’ordre de 10 euros par action. CS est ainsi valorisé sur la base d’un quart de son chiffre d’affaires contre une moyenne supérieure à 70 % pour le secteur informatique.

Cette décote appliquée à votre valeur pourrait être exploitée par un fonds ou un industriel pour lancer un raid sur CS ? Quelle serait alors votre réaction ?
Nous détenons 60% des droits de vote donc cette hypothèse paraît peu probable.

Le mot de la fin pour vos actionnaires.
Je les remercie de leur confiance et je tiens à leur préciser que toutes nos équipes sont motivées à améliorer les performances du groupe. Le management s’est ainsi fortement engagé dans le développement du groupe, comme en atteste leur souscription aux OBSAR en juin dernier.

laetitia

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