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Interview de Fabrice Dupont  : secrétaire général d'Ausy

Fabrice Dupont

secrétaire général d'Ausy

Nous visons un doublement de notre taille en 2012, ce qui implique une croissance de 25% par an.

Publié le 31 Mars 2011

Quels ont été les faits marquants de votre exercice 2010 ?
Globalement sur 2010, nous sommes plutôt satisfaits, nous avons effet renouvelé tous nos référencements et nous en avons gagné de nouveaux. Par ailleurs, le phénomène marquant à noter, d’un point de vue opérationnel, c’est que nous avons su faire prospérer les clients emmenés par nos acquisitions. Ainsi en est-il d'Amadeus qui nous a été apporté par Aequalis et qui est aujourd’hui le premier client du groupe, et de Belgacom qui nous avait été apporté par la société belge que nous avons rachetée en 2009, et qui est aujourd’hui dans le top 10 de nos principaux clients.

D’un point de vue financier, nous avons réussi à produire une croissance globale forte de 28,5%, ainsi qu’une croissance organique importante de 15,7%. La rentabilité a suivi une évolution favorable dans la mesure où le résultat d’exploitation a progressé de 68% à 7,4%. A noter également que ce résultat d’exploitation s’entend avec le maintien de la CVAE.

A fin 2010, notre situation financière est saine : endettement net de seulement 6 millions d’euros, avec une trésorerie positive de plus de 14 millions d’euros qui nous a d’ailleurs permis de réaliser l’acquisition début 2011 de la société Aptus.

Pour quelles raisons avez-vous lancé une augmentation de capital ?
Les raisons de cette AK sont triples : d’une part, nous voulions capitaliser sur le produit de cette AK et renforcer ainsi nos fonds propres (15 millions d’euros) ; d’autre part, cela nous permet de renforcer notre accès au crédit bancaire, dans la mesure où nous sommes justement en train de négocier pour 2 millions d’euros de ligne de crédits ; enfin, cela nous permet de faire entrer au capital, à travers une holding ad hoc, la Caisse des dépôts, et de créer un second point d’ancrage capitalistique fort sur le groupe Ausy.

Quels sont vos catégories de clients ?
Nous avons deux secteurs relativement équilibrés au sein d’Ausy : le secteur IT et le secteur R&D.
En termes de clients, les 10 premiers ne représentent que 48% du CA ce qui prouve que notre portefeuille de clients n’est pas dépendant d’un secteur ou d’un client en particulier.
Par ailleurs, notre clientèle n’est représentée que par des grands comptes, et dans le top 10, on retrouve les principaux acteurs français de l’industrie et des services comme Amadeus, Thales, Safran, EADS etc., ou des banques comme BNP Paribas et la Société Générale…

Quels ont été les leviers de croissance de l’exercice 2010 ?
Le principal levier est un levier en termes de volume : nous avions annoncé début 2010 un plan de recrutement ambitieux, de 700 personnes, or nous avons quasiment atteint près de 800 personnes sur cet exercice.

Avez-vous des objectifs d’acquisition pour 2011 ?
Nous venons déjà de réaliser deux acquisitions importantes, dont celle d’Aptus en février dernier. Au-delà de ce rachat, nous souhaitons continuer à poursuivre notre maillage client -nous venons d’ailleurs de faire l’acquisition d’un fonds de commerce dans la région rhodanienne- et éventuellement nous développer à l’international.
Cela étant, nous souhaitons maintenir notre trésorerie à un niveau important pour nous permettre de rester très réactif dans le choix et la faisabilité de notre croissance externe.

Vous évoquez l’internationalisation de votre groupe, quelles régions visez-vous ?
Nous visons notamment l’Allemagne où nous sommes déjà présents mais avec un partenaire allemand, l’Angleterre et, grâce à Aptus, nous avons des possibilités en Espagne.

Quels sont vos perspectives pour 2011 ?
Dans la mesure où nous visons un doublement de notre taille en 2012, cela implique une croissance de plus de 25% par an. Or nous avons dépassé cet objectif en 2010 et nous visons toujours un CA de 300 millions d’euros.
Notre secteur semble de nouveau procurer de belles opportunités de croissance, tant en organique qu’en externe, grâce à des grands groupes toujours plus exigeants, donc plus sélectifs aussi...

NS