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Interview de Jean-Noël Drouin : PDG de DL Software

Jean-Noël Drouin

PDG de DL Software

Nous avons aujourd'hui passé à plus de 50% notre marge brute sous forme récurrente

Publié le 13 Avril 2011

Vos résultats annuels 2010 ne sont pas aussi bons que par le passé, comment l’expliquez-vous ?
Il y a deux éléments principaux qui expliquent ces résultats 2010 : d’une part l’attentisme sur le marché des laboratoires, en raison d’une évolution réglementaire extrêmement importante dans le cadre d’un processus de concentration des acteurs de ce marché, et d’autre part, les difficultés que nous avons rencontrées avec notre filiale Medianet (Web agency).

Ces résultats 2010 sont donc moins bons que ce que nous attendions en début d’année, néanmoins, par rapport à l’annonce que nous avions faite au moment des semestriels, nous sommes en ligne voire au-dessus.

Pourriez-vous revenir sur Medianet ? Où en êtes-vous de son développement ?
Notre objectif lorsque nous avons racheté Medianet était double : d’abord renforcer notre pôle tourisme, en proposant une offre web à nos campings clients, et puis packager l’offre web à toutes les autres sociétés du groupe, de manière à ce que, par exemple, nos clients négociants en matériaux puissent proposer des sites marchands…

Toutefois, la phase d’acquisition passée, les dirigeants de Medianet n’ont pas adhéré à cette stratégie, si bien qu’ils ont quitté Medianet en milieu d’année. Aujourd’hui, Medianet est dirigée par notre responsable du pôle Tourisme qui est en train de la restructurer pour la remettre en ordre de marche. Notre stratégie reste donc la même : développer nos offres pour le tourisme et pour les autres pôles métier ; l’objectif étant d’atteindre l’équilibre à fin 2011.

Vous avez renouvelé votre gamme de logiciels et modifié leur mode de commercialisation, qu’en est-il concrètement ?

Nous essayons de passer d’un mode d’acquisition de licences à un mode «locatif», comme les modes SaaS (software as a service), «on demand» etc. Autrement dit, pour chacune de nos structures, nous déclinons systématiquement nos nouvelles offres en mode récurrent sous forme locative.

A l’heure actuelle, toutes les offres de notre pôle Tourisme sont en mode locatif, ce qui a pour conséquence que plus de 70% de la marge brute est sous forme récurrente. En face, le pôle Laboratoires est l’activité la moins récurrente, puisque nous venons tout juste de lancer ce type d’offres. En revanche l’activité «mutuelles» dans le pôle Santé est déjà sous forme locative. Enfin dans le pôle «négociants en matériaux», nous sommes en train de basculer vers le mode locatif [l’offre entrée de gamme est entièrement en location, tandis que l’offre haut-de-gamme est à 50% en location et 50% en acquisition de licences]. Quant au pôle «retail», il est déjà intégralement en mode locatif depuis son acquisition.

A lecture de nos résultats, nous avons aujourd’hui passé à plus de 50% notre marge brute sous forme récurrente, et nous avons pour ambition d’atteindre plus de 70% sur tout le groupe.

Quels sont vos objectifs d’ici 2015 ?
Nous considérons 2010-2011 comme deux années de transition, de parenthèses, dans notre développement. Nous avons en effet subi une baisse de visibilité, particulièrement dans les laboratoires. Cela étant, nous avions déjà annoncé que le début de 2011 serait dans le prolongement de 2010, mais que le second semestre devrait commencer à voir se développer nos nouvelles offres et donc, enclencher une nouvelle dynamique.

A ce jour, notre visibilité est toujours un peu plus faible que par le passé, mais nous pensons qu’en 2012, nous devrions retrouver la visibilité d’avant 2010, et renouer avec notre politique de croissance externe. C’est pourquoi nous pensons qu’à partir de 2012, nous retrouverons notre croissance appuyée sur la croissance organique, grâce au renouvellement de nos offres, et sur la croissance externe, avec de nouveaux dossiers que nous commençons déjà à étudier.

Nous avons donc pour objectif de dégager une croissance du résultat d’exploitation de 5 à 10%, avec une marge opérationnelle au-dessous de 12%.

NS