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Interview de Toussaint Roze : PDG de NotreFamille.com

Toussaint Roze

PDG de NotreFamille.com

Un de nos principaux moteurs, les revenus publicitaires. Déjà Peugeot, L'Oréal, et Nissan ont décidé de nous faire confiance

Publié le 19 Juillet 2011

Le chiffre d’affaires du deuxième trimestre est en progression de 18%. Comment l’expliquez-vous ?
Essentiellement par l’intégration d’Archimaine. La société a représenté 10% de notre CA global.

Quelles sont vos perspectives de résultats pour la fin de l’année ?
On ne donne pas de prévisions sur les résultats. Ce qui est certain c’est que l’on travaille à leur amélioration. L’année dernière le résultat d’exploitation a été fortement négatif en raison de la structuration de la société. Des cadres ont été recrutés, l’équipe commerciale a été étoffée pour mettre en place la régie du portail Notrefamille.com.
Nous escomptons un mieux au niveau de ce résultat cette année.

Vous attendez-vous à un retour un l’équilibre ?
Pas forcément pour 2011.

Quels seront les principaux moteurs de cette amélioration ?

Un des moteurs résidera dans la monétisation de l’audience du site. Nous voulons générer plus de revenus publicitaires. Nous continuons à travailler sur le développement de la généalogie qui est une activité à fort potentiel clairement tirée par le développement de l’offre.

De combien ont été les revenus publicitaires au premier semestre ?
On ne communique pas sur le détail des revenus à ce stade.

Sur quoi comptez-vous pour permettre une progression de ces revenus ?
Sur tout le travail de prospection qui a été effectué, et de rencontre des agences et grandes marques. Nous avons déjà de grands annonceurs qui ont décidé de nous faire confiance, notamment Peugeot, L’Oréal, Nissan.

Qu’en est-il de l’avancée votre base de données dans le domaine de la généalogie ?
On continue à mettre en ligne des bases de données qui permettent aux français de retrouver l’identité de leurs ancêtres. Par exemple, depuis janvier, nous avons ajouté des bases de données sur l’état civil de Paris au 19ème siècle et l’état civil de la Louisiane. A terme, nous voulons mettre en ligne l’ensemble de l’état civil ancien de la France.

Quelle est à ce jour la part des abonnés payants dans les internautes qui s’orientent vers le site Notrefamille.com ?
On ne donne pas le détail pour le moment.

Avez-vous des projets de croissance externe en cours ?
On n’a pas de projets pour l’heure. En revanche on regarde régulièrement différents dossiers qui peuvent nous parvenir, particulièrement dans l’activité média (sites Internet qui ont du trafic).

Se pourrait-il que vous fassiez une annonce en ce sens d’ici la fin de l’année ?
Tout est possible. Parfois les décisions peuvent se prendre rapidement.

Quels sont les principaux risques qui pèsent sur votre activité ?
La conjoncture économique. L’entrée dans une phase de récession pourrait comme toute entreprise impacter notre activité. Ceci étant, nos principaux annonceurs sont français. De ce fait, nous sommes moins touchés par ce qui se passe à l’international.

Le site archives publiques libres prône la gratuité de la consultation des archives généalogiques. Cette gratuité revendiquée n’est elle pas un obstacle à votre volonté de monétiser les mêmes contenus ?
Nous apportons un service à valeur ajoutée dans la consultation de ces archives par le biais de nos moteurs de recherche. Les archives existantes sont des archives datant du 19ème siècle écrites à la plume d’oie lisibles par les gens qui savent lire l’écriture ancienne. Elles ne sont pas du tout organisées. Aujourd’hui, si une personne a par exemple un ancêtre en Vendée mais qu’elle ne sait pas dans quelle ville et à quelle date il est né précisément, alors elle devra lire des dizaines de milliers d’images avant d’éventuellement arriver au résultat ! C’est pourquoi nous procédons à une transcription systématique des actes anciens pour permettre au grand public de retrouver facilement les données grâce à un moteur de recherche patronymique qui n’existe pas dans les services d’archives, ni sur leurs sites Internet.

Le titre affiche une baisse de 25% depuis le début de l’année. Quel regard portez-vous sur cette correction ? Que pourriez-vous dire à vos actionnaires pour les rassurer ?
Je suis avec ma famille le premier actionnaire de la société, à hauteur de 17%. J’ai d’ailleurs récemment racheté des titres (voir déclarations sur le site de l’AMF) car je trouve la valorisation attrayante.

Vous attendez vous à une revalorisation du titre d’ici la fin de l’année ?

Il est très difficile de le dire. Les marchés ne sont pas forcément très rationnels. Je ne peux que l’espérer. Ce qui est sûr c’est que le cours actuel ne reflète pas les fondamentaux économiques.

Quelle est la part du flottant ?
L’ensemble des actionnaires historiques détiennent 38% du capital. Le reste est majoritairement entre les mains de FCPI.

Propos recueillis par Léa Deglaire et Imen Hazgui