Interview de Julien Mériaudeau : Directeur Général de SQLI

Julien Mériaudeau

Directeur Général de SQLI

Il est encore trop tôt pour s'engager sur des perspectives 2012, mais nous sommes confiants

Publié le 03 Octobre 2011

Pouvez-vous présenter votre société ?
Nous sommes une SSII de 1800 salariés avec un réseau en France mais également des implantations dans cinq autres pays :en Suisse, au Benelux et au Maroc qui nous sert de base offshore. Notre particularité est qu’une partie de notre activité sort du champ traditionnellement réservé aux SSII. 55% de notre chiffre d’affaires est bien sûr réalisé dans des activités d’ingénierie informatique. Pour le reste, nous développons des activités comme l’intégration et le déploiement de progiciels SAP, ou encore des activités encore naissantes comme le conseil et l’édition de logiciel. Ces métiers sont des relais de croissance et de marge additionnelle.

Vous publiez vos résultats semestriels. Il semble que votre chiffre d’affaire se tasse…
Oui et non… La variation publiée est le reflet de notre stratégie de rationalisation de notre périmètre d’activité. En données comparables, notre chiffre d’affaires a augmenté de +2%, témoignant d’une croissance organique correcte et tout à fait conforme à notre budget. Il faut également se souvenir que nous avions fait une croissance très élevée au 1er semestre 2010, grâce notamment à des activités non récurrentes telles que des ventes de licences éditeurs et un important contrat dans le domaine de la formation avec Pôle Emploi en partie géré en sous-traitance.

En revanche, votre rentabilité s’est notoirement améliorée. Est-ce essentiellement le résultat de votre plan stratégique Boost ?
Ce sont les premiers effets de notre plan stratégique qui a été lancé l’année dernière et sera déployé jusqu’en 2014. Il repose sur trois piliers. D’une part, la rationalisation de notre activité et de nos agences. Nous avons ainsi cédé ou fermé plusieurs agences dont Poitiers, Casablanca et le Canada. Cela représente une économie de l’ordre de 1 million d’euros en année pleine. Le deuxième volet de notre plan porte sur la réorganisation de la société. Les différentes agences travaillent mieux et davantage entre elles. Elles assurent désormais une meilleure distribution de leur produits dans leur zone d’activité, mais désormais à l’échelle de tout le réseau. Ceci doit générer des gains de l’ordre de 2 millions d’euros par an. Enfin, nous développons des offres à plus forte valeur ajoutée comme le conseil ou l’édition de logiciel. Ce dernier levier de développement montera en puissance au cours des prochaines années et jusqu’à l’échéance du plan.

Quelles sont vos perspectives pour le second semestre ?
Lorsque nous avions lancé l’émission d’OBSAAR, nous nous étions engagés sur un objectif de ROC de 5 millions d’euros, soit deux fois plus qu’en 2011. Notre performance au premier semestre nous permet d’être confiants dans la réalisation de cet objectif. Nous restons toutefois vigilants quant à l’évolution de la situation économique et les répercussions possibles sur nos clients.

Voulez-vous dire que vous manquez de visibilité pour 2012 ?
Pour l’année 2012, nous sommes prudents mais résolument confiants. Notre confiance repose sur la solidité de notre structure financière. Celle-ci a été renforcée après le succès de notre émission d’OBSAAR. Nos fonds propres ont ainsi été nettement améliorés et notre endettement est limité. Mais nous restons vigilants face aux aléas du marché. Il est encore trop tôt pour s’engager sur des perspectives pour 2012.

propos recueillis par Nabil Bourassi