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Interview de Denis Bley : CFO de Radiall

Denis Bley

CFO de Radiall

Nous tablons sur un chiffre d’affaires 2007 similaire à celui de 2006, tous effets confondus

Publié le 15 Janvier 2007

Un commentaire sur les résultats que vous venez de publier ?
2006 a été une très bonne année marquée par une croissance organique de 18%. Ceci est largement dû à la bonne orientation des marchés militaire et aéronautique. Toutefois au cours du dernier trimestre, Radiall a pâti d’un effet de change défavorable qui est à l’origine d’un écart de 2 millions d’euros par rapport au neuf premiers mois de l’année. A ceci s’ajoute la sortie de périmètre de Jerrik et de Larsen.

Les résultats du quatrième trimestre ont donc été impactés par la cession des activités connecteurs de Jerrik et des activités antennes de Larsen. Quels bénéfices avez-vous tiré de ces opérations et comment les fonds levés vont-ils être utilisés ?
Les raisons ayant présidé à ces deux cessions sont similaires. La cession de Jerrik trouve sa justification dans le fait que son activité connecteurs filtrés (principalement circulaires) se situe à la marge des activités de notre groupe, qui développe des connecteurs rectangulaires. Si cette activité était un premier temps considérée comme complémentaire, aujourd’hui ce n’est plus le cas.
Quant à la cession des activités Larsen, elle trouve sa raison d’être dans le fait qu’elle est peu rentable, ou du moins, moins rentable que les autres activités du groupe.

Les fonds levés vont nous permettre de financer la croissance attendue dans les prochaines années et pourquoi pas de procéder à de nouvelles acquisitions dans d’autres secteurs d’activité. Nous avons ainsi finalisé la semaine dernière le rachat du groupe IDFI, un spécialiste de l’usinage grande vitesse basé à Dole. Grâce à cette opération, nous réalisons une intégration verticale en amont.

En outre, nous pensons acquérir dans un avenir proche une activité située dans un autre secteur du monde industriel (médical, instrumentation, géophysique, etc). Il s’agit de segments de marchés très gourmands en connecteurs mais souvent différents de ceux produits par Radiall.

Le groupe envisage aussi de conclure des partenariats stratégiques en matière de croissance externe et interne.

Vous avez récemment acquis le groupe IDFI. Quelles sont les synergies attendues d’une telle opération ?
L’acquisition d’IDFI représente un complément de chiffre d’affaires de l’ordre de 6 millions d’euros et nous permet de renforcer notre savoir-faire technologique sur l’aluminium, technologie que nous avions l’habitude de sous-traiter à l’extérieur.
IDFI est le spécialiste de l’usinage grande vitesse, il fabrique des boîtiers aluminium qui sont utilisés dans l’aéronautique. A savoir que dans ce secteur, nous travaillons en partenariat avec Boeing (sur le 787), Airbus et Embraer.

Ces synergies vont permettre de compenser en partie les désinvestissements du groupe, qui sont estimés à 22 millions d’euros. Radiall table maintenant sur un chiffre d’affaires 2007 similaire à celui de 2006, tous effets confondus.

Au mois de décembre, Radiall a reçu le prix du meilleur fournisseur de l'année 2006 décerné par Airbus, dans la catégorie "Center of Excellence Electrics - Medium size Suppliers". Pouvez-vous nous raconter quand et comment le groupe a décroché son premier contrat avec l’avionneur européen ?
Radiall a toujours été présent dans l’aéronautique et ce dès les années 70-80. Au cours de la décennie suivante, l’aéronautique a été détrônée par le secteur des télécoms avant de revenir en force il y a quelques années. Aujourd’hui, il s’agit du secteur que nous privilégions pour l’avenir du groupe. En 2004, Radiall s’était également vu décerner le prix du meilleur fournisseur par Boeing.

Quelle sera la politique du groupe en matière de dividende cette année ?
Le dividende 2007 au titre de l’exercice 2006 sera en nette croissance par rapport à l’année précédente. Sa hausse sera significative compte-tenu de la croissance du résultat net attendu pour 2006.

Le mot de la fin pour vos actionnaires.
Je voudrais les remercier de leur confiance. Le titre a connu des hauts et des bas, et il a souffert de la crise des années 2001-2003. Mais depuis 2005, l’action progresse à nouveau et nous sommes confiants sur la bonne tenue du cours du titre au vu des perspectives de Radiall pour les deux-trois prochaines années à venir. Nous tablons notamment sur une nette amélioration de la rentabilité opérationnelle.

Propos recueillis par C.P.

laetitia

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