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Interview de Anne-Sophie Pastel : PDG d’auFeminin.com

Anne-Sophie Pastel

PDG d’auFeminin.com

Le titre auFeminin.com est encore sous valorisé

Publié le 24 Janvier 2007

Un commentaire sur votre chiffre d’affaires du quatrième trimestre ?
Nous observons une très forte croissance des ventes en 2006 (+70%). Le chiffre d’affaires annuel s’établit à 13,359 millions d’euros. La marge opérationnelle sera similaire à celle du premier semestre, soit un résultat opérationnel supérieur à 7 millions d’euros. Notre activité publicité en France a enregistré de belles performances (+65%) tout comme l’activité du groupe à l’international. Quant à SmartAdServer, nous avons remporté de nombreux appels d’offres et la croissance s’accélère sur le deuxième semestre.
A l’international, auFeminin.com est devenu le premier féminin en Allemagne. Les recettes publicitaires ont progressé de 155% à 1,25 million d’euros.

Nous n’avons pas établi de prévisions pour le chiffre d’affaires 2007.

Quelle est la part de SmartAdServer dans le chiffre d’affaires annuel du groupe cette année? Quelles sont vos prévisions pour 2007 ? Pensez-vous continuer sa commercialisation auprès d’autres médias ?
Nous souhaitons accélérer le développement de cette activité. Nous avons beaucoup investi en 2006 sur SmartAdServer avec le renforcement des équipes, le développement d’une deuxième plate-forme technique afin de doubler la capacité et notre présence auprès des clients. Cela a porté ses fruits. Grâce à tous ces éléments, nous avons réussi à doubler notre base clients en 2006 et nous avons remporté pratiquement tous les appels d’offres majeurs à partir du printemps (IP- la régie de RTL, NRJ, Manchette – régie de l’équipe, MédiaEdge CIA, etc).
Nous fournissons aujourd’hui 700 sites et 10 agences médias. L’activité SmartAdServer représente 15% de notre chiffre d’affaires. En 2007, nous prévoyons une croissance forte sur cette activité.

Aufeminin.com vient d’acquérir le site francophone de gastronomie Marmiton.org. Quelle sera la prochaine étape de croissance externe du groupe ?
Nous tablons sur une croissance organique qui se traduira par le développement des offres existantes. Notre croissance externe dépendra des opportunités qui se présenteront.

Que représente pour vous le lancement de la version multimédia Web 2.0 d’auFeminin.com ? Quelles en seront les retombées en termes d’audience ?
Il s’agit d’un gros projet et d’un développement lourd. Il se situe dans la continuité des services que nous proposons déjà aux internautes. Nos lectrices ont la possibilité de personnaliser leur espace auFeminin.com avec un choix de fonds, l’agencement de pages, la possibilité d’intégrer des contacts, la création d’un blog….
L’objectif est de fidéliser ces lectrices. Nous n’avons pas chiffré nos attentes mais le Web 2.0 devrait nous permettre de faire un bond en termes d’audience.

En France, le e-commerce a atteint 15 milliards d'euros en 2006, soit une hausse de 44% sur un an. Le nombre de cybermarchands des secteurs de la mode/beauté et de la vie pratique, domaines où vous intervenez, se sont multipliés. Que vous inspirent ces chiffres ?
Nous avons des partenaires et nous intégrons leurs offres. Nous jouons notre rôle de média.

Lagardère a récemment procédé au rachat de Newsweb afin de renforcer sa présence sur le web et annoncé la fermeture des titres de magazine en raison d’une baisse de la diffusion. Redoutez-vous l’arrivée des grands groupes de presse dans l’univers du Web ?
La présence des grands groupes n’est pas récente. Hachette s’est introduit sur le Web en 1995. En 2000, plusieurs autres acteurs ont fait leur apparition. Leur présence sur ce support est logique puisque la consommation d’Internet se développe fortement. Dès lors, nous assistons à un phénomène de report d’audience de la presse papier vers la presse en ligne. L’environnement est devenu très concurrentiel et nous redoutons tous les acteurs. Mais nous avons également une belle longueur d’avance. Leur présence est stimulante et nous incite à innover encore plus.
 
Le titre du groupe flirte avec ses plus hauts sommets et beaucoup d’analystes recommandent cette valeur à l’achat. Ne craignez-vous pas une chute du titre ?
Le titre auFeminin.com est encore sous valorisé. Il n’a progressé que de 20% en 2006 alors que l’évolution de la société sur la même période a été considérable. Le groupe a renforcé son leadership en Europe, doublé son audience, connu une progression de +70% de ses ventes et attend une croissance de son résultat opérationnel de plus de 70%.

Quelle sera la politique du groupe cette année en matière de dividende ?
Nous n’avons pas encore déterminé notre politique en matière de dividende. En 2005, nous avons fait le choix de ne pas en distribuer afin de conserver des ressources pour d’éventuelles acquisitions. La société est croissante et l’évolution du cours du titre est un élément fort pour les actionnaires.

Propos recueillis par C.P.

laetitia

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