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Interview de Georges Liberman : PDG de XIRING

Georges Liberman

PDG de XIRING

Dès 2007, nous pourrions être le numéro un sur le secteur de la santé

Publié le 13 Mars 2007

Le groupe s’est fixé un objectif de croissance de chiffre d'affaires supérieur à 30% et un objectif de marge opérationnelle d'au moins 7% pour 2007. Quels seront les moteurs de cette croissance ?
L’ensemble des activités de l’entreprise devrait tirer la croissance vers le haut. Nous tablons sur une croissance forte de l’activité banque électronique, qui a augmenté de 65% en 2006, et sur une hausse significative de la branche santé, qui a progressé de 24% l’an dernier. Ce dernier marché est mature, il s’agit d’un marche de remplacement alors que le marché de la sécurisation de la banque en ligne est un marché de premier équipement. Enfin, la sécurité et l’identité électronique constituent des relais de croissance à moyen et long terme.

Quel est le profil des clients de XIRING ?
XIRING a deux grandes activités : la banque et la santé. En ce qui concerne la banque, nous équipons les consommateurs afin de sécuriser leurs transactions sur Internet. Nous proposons une solution de logiciels sur des lecteurs de cartes à puce. Ces solutions sont labellisées par Visa et MasterCard selon le standard CAP et s’appuient sur les cartes bancaires au standard EMV. Nous sommes dans un schéma de relations BtoBtoC. Enfin, le modèle 3D-Secure intègre cette solution dans la sécurisation des paiements sur Internet. Pour 2007, nous tablons sur une croissance de notre activité au Royaume-Uni dans la mesure où ce pays dispose déjà des infrastructures EMV. Elles sont également en déploiement en Suisse, en Belgique, en Hollande ou encore en Italie et en France. Les messages délivrés par les banques sur leur site sont des «security warning»,  messages qui dissuadent les transactions sur le net. Or Internet est un canal très rentable pour les banques.
Nos clients sont de grands comptes historiques comme la banque suisse UBS, Nordea en Suède et des acteurs du secteur en Europe de l’Est et en Europe Centrale (Croatie et République tchèque). Nous avons équipé quelques banques françaises et anglaises mais uniquement pour la clientèle des entreprises. S’agissant de la clientèle des particuliers, notre objectif est de participer cette année au processus mis en place au Royaume-Uni.

En ce qui concerne la santé, nous équipons des professionnels via des terminaux nomades permettant la signature électronique des feuilles de soins. Cela simplifie la vie du consommateur et du professionnel. Nous équipons aussi des pharmacies avec un système de mise à jour des Cartes Vitale et occupons 60% de ce parc, soit 11 000 officines.
Nous équipons en outre les postes de travail des professionnels avec des lecteurs de cartes à puce qui sont sur les comptoirs des pharmacies ou sur les bureaux des médecins. On dénombre 250 000 produits d’ancienne génération à remplacer d’ici 3 à 5 ans. Nous visons une part de marché supérieure à 50% sur ce secteur.

Vous avez déclaré vouloir devenir l’un des trois premiers acteurs mondiaux de l’authentification bancaire et être le numéro un dans le secteur de la santé en France. A quelle échéance ?
Sur le secteur de la santé, 2008 me paraît une bonne échéance. Mais dès 2007, nous pourrions être le numéro un.
S’agissant de l’identification bancaire, nous sommes déjà parmi les trois premiers mondiaux, mais il s’agit d’un marché émergent. Les livraisons seront massives fin 2007, en 2008 et 2009. Si nous sommes aujourd’hui leader sur de faibles volumes, notre challenge sera de maintenir notre position sur les plus gros volumes.

Fin janvier, vous avez mis sur le marché Teo by XIRING, un nouveau lecteur de cartes à puce connecté. Quel accueil a reçu le produit ?
Teo by XIRING correspond à une stratégie à la fois de produit et canal. Il s’agit d’un canal car c’est un outil de ventes sur Internet qui sera utile à XIRING pour d’autres produits dans le futur. C’est de plus un produit qui facilite l’accès à la technologie carte à puce. En effet, disposer d’un réseau de cartes coûte cher. Avec ce produit, nous avons voulu abaisser le seuil d’accès aux cartes à puce et toucher une clientèle ayant des projets sur de petits volumes, et ce sans l’intermédiaire de grossistes ni de distributeurs. La fréquentation du site est élevée et nous avons déjà livré des commandes. La version Teo 2 du site est à l’étude.
Le marché du lecteur connecté au PC est de 50 millions de dollars par an. Grâce à Teo, notre objectif est de devenir un acteur parmi les principaux, qui sont trois groupes européens et un groupe asiatique.

Quel budget consacrez-vous à la R&D ?
En cash, nous dépensons 24% de notre chiffre d’affaires dans la recherche et développement. D’un point de vue comptable, ce pourcentage est de 15% car XIRING amortit une partie de ces dépenses. L’innovation a été et reste la clé du succès de l’entreprise.

Propos recueillis par C.P.

laetitia

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