Au troisième trimestre 2010, les prix des logements anciens ont vu leur augmentation accélérer en Ile-de-France. Les prix de vente ont ainsi crû en moyenne de 10,6% sur un an au troisième trimestre, d'après les données de la Chambre des notaires de Paris et d'Ile-de-France.

'Le marché se caractérise désormais par des volumes de ventes proches du niveau moyen observé de 1999 à 2007, et une hausse des prix qui s'intensifie', ont indiqué les notaires. Dans un climat d'incertitude sur les marchés financiers, de nombreux investisseurs s'orientent vers l'immobilier, explique un communiqué de la Chambre des notaires. Les Franciliens ont aussi 'cherché à bénéficier de taux d'intérêts tombés à des plus bas historiques et qui amortissent en partie l'impact de l'augmentation des prix', ajoute le communiqué.

De plus, certains dispositifs financiers et fiscaux vont être modifiés (Prêt à Taux Zéro, dispositif Scellier) ou supprimés (déduction des intérêts d'emprunt) à la fin de cette année, poussant les acheteurs à faire leur acquisition immobilière avant ces modifications.

Les prix immobiliers à Paris battent un nouveau record

La ville de Paris reste un cas particulier dans le domaine de l'immobilier, du fait d'une demande en permanence supérieure à l'offre. Ainsi, le prix moyen des appartements a battu un nouveau record, au-dessus de la barre symbolique des 7 000 euros le mètre carré, selon les notaires.

Par rapport au troisième trimestre 2009, les prix des logements anciens ont progressé en moyenne de 13,8% dans Paris intra-muros, de 10,8% en petite couronne et de 7,6% en grande couronne, au troisième trimestre 2010. De plus, aucun des 20 arrondissements de la capitale n'affiche désormais un prix moyen en-dessous du seuil des 5 000 euros/m2.

Pour les mois à venir, les notaires ne prévoient pas de changement de tendance. Le niveau 'particulièrement faible des taux d'intérêt ne devrait pas significativement changer en 2011', et les 'évolutions de prix devraient progressivement se modérer'.