Ce vendredi en fin de matinée, le titre Klepierre gagnait 2,61%, à 23,37 euros, Icade +1,81%, à 58,07 euros, Silic +1,90%, à 72,56 euros, Unibail-Rodamco +1,46%, à 185,45 euros, dans un marché parisien en recul de 0,42%, à 3 314 points. La veille, ces valeurs avaient déjà enregistré de nettes hausses : +3,45% pour Unibail-Rodamco, +4,40% pour Klepierre, +1,92% pour Silic, et +1,86% pour Icade.

Ces derniers jours, plusieurs notes de brokers ont soutenu à la hausse certaines valeurs liées au secteur de l’immobilier. Ainsi, HSBC a initié le suivi de Icade à 'surpondérer', Oddo a entamé la couverture à l''achat' sur Unibail-Rodamco. Kepler a révisé à la hausse sa recommandation sur le titre du promoteur immobilier Nexity qui a bondi de plus de 13% jeudi. Dans un entretien accordé à Reuters, Alain Dinin, PDG du groupe français, a indiqué que Nexity s'attend à une diminution des transactions immobilières cette année en France mais pense pouvoir augmenter sa part de marché en tirant profit des difficultés de financement de certains de ses concurrents.

D’autre part, le chiffre d'affaires de l'exercice 2011 de Kaufman & Broad est ressorti à 1,044 milliard d'euros, en hausse de 11,6 %. Le promoteur a également indiqué qu’il abordait 2012 'avec confiance' et envisage 'le maintien des performances financières'. Hier, la valeur Kaufman & Broad a grimpé de 4,61%.

Pas de chute brutale des prix prévue pour 2012

Par ailleurs, de nombreux professionnels de l’immobilier, ainsi que les notaires de France, prévoient une baisse des volumes de vente dans l'ancien et dans le neuf en 2012. Concernant la promotion immobilière, 'il est probable que 2012 sera en retrait par rapport à 2011', selon les notaires. Ils s’attendent à une échelle de 700 000 à 740 000 ventes dans l’ancien pour cette année (contre 880 000 attendues pour 2011).

Pour ce qui est des prix, toujours dans l’ancien, ils pourraient faire preuve d’une certaine résistance à Paris intra-muros, ainsi que dans les grandes métropoles de Province, du littoral et de la Couronne de Paris. En revanche, 'sur le reste de la France à de rares exceptions, l’évolution des prix sera négative sans pour autant connaître une chute aussi brutale qu’en 2008', ajoutent les notaires. S’agissant du neuf, 'les évolutions de prix sont toujours à analyser avec circonspection, car elles dépendent du type de programme proposé', rappellent les notaires. Ces derniers pensent néanmoins que les promoteurs pourraient proposer des prix généralement en retrait par rapport à 2011, tout en précisant que la mise en place de nouveaux dispositifs succédant au Scellier pourrait changer la donne au second semestre.