Alors que les prix de l’immobilier n’ont baissé que de 1,4% en 2013, les acheteurs semblent s’être fait une raison et ne plus compter sur une véritable correction du marché. C’est l’un des résultats de la 13e enquête du groupe d’annonces immobilières Logic-Immo sur le « moral immobilier » des Français, issue d’un sondage réalisé sur un échantillon de 1200 personnes ayant un projet d’acquisition.

« Si au deuxième trimestre 2013, les acheteurs étaient nombreux à s’attendre à une baisse franche de la valeur des biens, aujourd’hui ils sont nettement moins nombreux à y croire. Ils refusent ainsi de retarder leur acquisition pour une hypothétique baisse des prix qui devrait rester modeste d’après leur propre ressenti », souligne Stéphanie Pécault, responsable de l’étude. Seuls 39% des ménages interrogés pensent que les prix vont baisser, contre 59% il y a un an. « De plus, parmi ceux qui prévoient une correction des prix, un sur deux estime qu’elle ne dépassera pas 5% », ajoute-t-elle.

Hausse des intentions d'achat

Selon le réseau d’agences immobilières MeilleursAgents.com, les prix des logements anciens à Paris devraient baisser de 3 à 5% cette année même s’ils restent encore très élevés à fin mai (8040 euros en moyenne le mètre carré). Dans le reste de la France, la tendance du début d’année était plutôt à la stabilité, d’après les notaires. Les prix de l’immobilier restent soutenus par des taux d’emprunt très bas qui permettent à un certain nombre de ménages de concrétiser leur projet malgré la cherté des logements. Du reste, l’Observatoire du moral immobilier note une augmentation des intentions d’achat au deuxième trimestre : près de 3 millions de ménages seraient prêts à franchir le pas contre 2,5 millions à la même époque de l’année dernière, et plus de 60% d’entre eux croient en l’aboutissement de leur projet dans les six mois.

« La photographie du moral immobilier des Français en ce deuxième trimestre semble annoncer une embellie car les acheteurs sont de retour (…). Mais si l’envie est là, ce nouvel élan pourrait être freiné par les difficultés d’obtention de crédit ainsi que par d’éventuelles lenteurs induites par la loi Alur », estime Cyril Janin, directeur général de Logic-Immo.com. Cette loi impose de nouvelles obligations d’information au vendeur, notamment en ce qui concerne les charges de copropriété et l’état de l’immeuble.