Saint-Gobain est optimiste ! Plus que cela, le groupe français ne compte pas uniquement sur les marchés émergents pour assurer sa croissance des prochaines années, il estime que les pays développés représentent un potentiel de croissance peu soupçonné encore. La révolution écologique et le durcissement des règlementations en matière de consommation d'énergie vont pousser les populations à investir massivement dans la rénovation de leur habitat. Le PDG de Saint-Gobain a ainsi exposé ses vues lors d'une réunion du club de Gestion financière animé par l'économiste Bertrand Jacquillat, où se retrouvent de nombreux hommes d'affaires.

En Europe, 60% des logements ont plus de trente ans, c'est-à-dire construits dans des normes obsolètes en matière de consommation d'énergie. Ainsi, les habitats construits avant 1975 consomment 2400 euros d'énergies par an tandis que la maison basse consommation d'aujourd'hui représente un coût de 130 euros par an. Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, compte sur la pression des pouvoirs publics pour contraindre les ménages et les institutionnels à accélérer leurs travaux de rénovation.

L'écologie, levier de croissance pour Saint-Gobain

A l'heure où le débat sur les énergies renouvelables est au centre de l'attention des pouvoirs publics, Saint-Gobain estime que les économies d'énergie peuvent constituer une réponse à la problématique de la production d'énergie. 40% de l'énergie totale consommer en France provient de l'habitat. Il est alors aisé de calculer qu'entre la maison des années 1970 et les normes actuelles, le