Vincent Bolloré croit au potentiel du véhicule électrique et du système d’autopartage Autolib’. Depuis son lancement en décembre 2011 à Paris, Autolib’ a séduit 35 000 abonnés et entraîné 550 000 trajets en Bluecar, la voiture électrique développée et fabriquée par le groupe avec l’aide de l’italien Pininfarina.
« Nous avons immatriculé 1 384 véhicules sur les neuf premiers mois de l'année, soit 32 % du marché français du véhicule électrique », précise l’entrepreneur français dans un entretien publié vendredi par Les Echos.

Mais le groupe ne compte pas s’arrêter là. Il commercialisera prochainement sa Bluecar auprès des particuliers, afin de rentabiliser ses investissements industriels. Bolloré affirme en effet avoir dépensé 1,7 milliard d’euros au total dans le développement de ses batteries et voitures électriques, produites entre la France, l’Italie et le Canada. Et se félicite d’avoir entreprise seul ce pari. « Un actionnaire financier n'aurait jamais permis une telle aventure. Aujourd'hui, l'activité batteries véhicules électriques représente environ 20 millions d'euros de revenus et coûte 350 millions d'euros par an ! », indique-t-il aux Echos.

« Mais comme pour n'importe quelle start-up, il est très important à un moment de se confronter aux financiers. Nous allons donc mettre notre activité batteries et véhicules électriques en Bourse à l'automne 2013. Cet ensemble comprendra les batteries, les véhicules électriques, les condensateurs, les supercapacités et les automates », ajoute-t-il.

L’entreprise, qui s'appellera sans doute « Bolloré Blue Solutions », ne sera pas encore rentable à cette date (Bolloré prévoit d’atteindre le seuil de rentabilité au plus tôt en 2014) mais elle pourrait réaliser un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, dont la moitié environ avec Autolib’.