Exel Industries a conforté au premier semestre 2012-2013 sa position de leader mondial dans le domaine de la pulvérisation agricole. Le groupe champenois a notamment intégré le néerlandais Agrifac qu’il avait racheté en juillet 2012 et acquis Hozelock, une marque anglaise d’outils d’arrosage pour jardins.

Ces acquisitions ont entraîné une croissance de 26% du chiffre d’affaires semestriel, à 300 millions d’euros. Mais elles ont également pesé sur le résultat opérationnel, en baisse de 20% à 5,5 millions. « L'impact de l'intégration d'Agrifac et de Hozelock ressort plus négatif que prévu », commente dans une note le courtier Gilbert Dupont. A cela s’ajoute un effet de change défavorable, la baisse de la livre sterling face à l’euro, qui a entraîné les comptes du groupe dans le rouge sur ce premier semestre. Exel publie ainsi une perte de 4,6 millions d’euros.

Le directeur général Guerric Ballu se montre cependant rassurant quant à la capacité du groupe à dégager des bénéfices sur l’ensemble de l’exercice. « Le deuxième semestre est traditionnellement bien meilleur que le premier en raison de la saisonnalité de l’activité agricole », explique-t-il. Tout se joue en ce moment avec le retour des beaux jours. « Les records historiques de basses températures en Europe en 2013 ont retardé le démarrage de la saison, tant dans l’agricole que dans le grand Public », souligne d’ailleurs le groupe.
La hausse saisonnière des revenus sera soutenue par l’intégration au 1er avril du fabricant allemand d’arracheuses de betteraves, Holmer, racheté en début d’année. « Avec l’acquisition d’Holmer, nous avons l’intention de rendre profitable l’activité Betterave avec la gamme de machines la plus complète du marché, et de réaliser des synergies entre nos actuelles filiales et Holmer. Il s’agit d’une acquisition structurante », indique Guerric Ballu.

A elle seule, la filiale allemande ajoutera 100 millions de chiffre d’affaires annuel aux revenus du groupe. Cette activité soutiendra la stratégie de développement international d’Exel Industries, notamment en Russie, aux Etats-Unis et en Chine.

« Nous continuons de penser que les acquisitions réalisées sont positives sur le plan stratégique mais sommes plus prudents sur leur impact financier à court terme », commente Gilbert Dupont qui déplore une « visibilité limitée » sur les résultats.

Vers 14h35, le titre chute de 11% sur un marché parisien en baisse de 1,4%. Il efface ainsi ses gains depuis le début de l’année.