Cette décision fait partie intégrante d’un plan stratégique défini fin 2012 visant à atteindre une économie de coûts de 6 milliards d’euros en vue d'améliorer le positionnement du conglomérat (dont la marge était de 9,5% en 2012) face aux principaux concurrents, General Electric (dont la marge était de 15%)  et ABB ( avec une marge de 10,3%).

Elle intervient après que cet été, l’ancien directeur financier de la compagnie, Joe Kaeser se soit vu élevé au rang de directeur exécutif après qu’un énième avertissement sur résultats ait contraint Peter Löscher à démissionner après six ans de bons et loyaux services.

Siemens est affecté dans ses trois principales activités : celle de la confection de turbines de gaz notamment en raison d'une plus grande utilisation en Europe de l’énergie alimentée au charbon peu onéreux, consécutivement au fort développement du gaz de schiste aux Etats-Unis ; celle de la fabrication d'équipements d’automatisation industrielle du fait du ralentissement économique en Chine. De plus, des difficultés rencontrées dans le processus de certification de certains composants ont retardé la livraison de 16 trains à grande vitesse en Allemagne, d’une valeur de 500 millions d’euros.

5000 suppressions devraient se faire en Allemagne, dont 2000 dans la branche industrielle, 1400 dans la branche énergie et infrastructures, et 200 dans les fonctions administratives. Le reste découle d’opérations de cession. Aucun licenciement sec n’est en revanche envisagé dans le pays d’origine de la firme.

Siemens avait, fin décembre, un effectif d’environ 370 000 personnes.

La firme doit faire part de son bénéfice annuel le 7 novembre prochain.