Le taux d’inflation au sein de l’union monétaire, en glissement annuel, est ressorti à 0,7% en octobre, après 1,1% en septembre. C’est le plus faible niveau enregistré depuis novembre 2009.
La moyenne des estimations des économistes tablait une stabilisation de l’inflation à 1,1%.
Les prix de l’énergie ont fléchi de 1,7% ce mois-ci, après 0,9% en septembre. Les prix des denrées alimentaires, de l’alcool et du tabac ont progressé de 1,9% après 2,6% en septembre. Le coût des prestations de service ont évolué de +1,2%.
L’inflation core, hors prix d’énergie et prix des denrées alimentaires a régressé de 1% à 0,8%.

Hausse du taux de chômage

Le recul de l’inflation s’explique pour partie par le report des achats effectués par les ménages en raison d’une détérioration de leur pouvoir d’achat et des incertitudes qui planent sur le marché de l’emploi.
Le taux de chômage au sein de la zone euro s’est établi en septembre à 12,2%, un nouveau record historique. Le taux de chômage en août a été relevé de 12% à 12,2%.
Le taux de chômage chez les jeunes, âgés de moins de 25 ans, se situe à 24,1% le mois dernier.
En Espagne, le taux de chômage s’établit à 26,6%, en Italie à 12,5% et en Allemagne à 5,2%.

Intervention de la BCE

C’est le neuvième mois consécutif que l’inflation se situe en dessous de la cible de la Banque centrale européenne de 2%.

A la lecture de cette nouvelle statistique économique, les experts de BNP Paribas ont corrigé leur estimation d’évolution du taux directeur de la BCE. L’institution monétaire devrait procéder, selon ces derniers, à un abaissement de 0,25% en décembre, une fois que les nouvelles projections économiques seront publiées.

Si tel était le cas, certains observateurs avancent que la BCE devra se poser la question d'une variation de son taux de rémunération des dépôts effectués en son sein par les banques européennes.  Si la BCE choisit de ne pas toucher à ce dernier taux, l'écart avec le taux directeur sera alors réduit et cela pourrait perturber le fonctionnement des marchés monétaires.   Si la BCE décide de placer le taux de rémunération des dépôts en dessous de 0, cela signifierait que les banques seront ponctionnées pour les placements réalisés, ce qui pourrait le cas échéant conduire à des conséquences inattendues.

La prochaine réunion du comité de pilotage de la politique monétaire de la BCE est programmée le jeudi 7 novembre.