Face à une baisse de ses commandes pour l’équipement des centrales thermiques notamment, Alstom avait annoncé mercredi un plan de réduction d’effectifs portant sur 1300 postes. Le PDG du groupe, Patrick Kron, avait indiqué que l’impact sur les usines françaises du groupe serait « minime ». Une information confirmée ce vendredi par le ministre du redressement productif : « Alstom a 18 000 salariés en France. Nous avons été informés que les 1300 salariés qui verront leur poste supprimés seront pour la quasi-totalité hors de France et je remercie Alstom d'avoir épargné la France », a déclaré Arnaud Montebourg à la presse en marge d'un déplacement à Saint-Denis, en région parisienne. Les suppressions de postes dans l’Hexagone concernent « 80 personnes sur trois ans », essentiellement des informaticiens, a-t-il ajouté, se réjouissant que « les sites de production ne (soient) pas touchés ».

Au regard des 93 000 personnes qu’emploie le groupe dans le monde, c’est effectivement très peu. Cependant, Patrick Kron a laissé entendre que d’autres suppressions de postes étaient envisagées. « On verra. Je ne veux certainement pas vous les annoncer avant d'en parler avec les partenaires sociaux, mais nous allons ajuster notre outil industriel où et quand il faut, au rythme correspondant à nos besoins », a-t-il indiqué mercredi lors de la présentation de résultats semestriels du groupe.

Arnaud Montebourg n’a pas rebondi sur ces propos. Au contraire, le ministre a salué l’engagement industriel du groupe en France. « Alstom construit quatre usines en France dans les énergies renouvelables et embauche chaque année entre 1000 et 1500 personnes », a-t-il souligné, tout en rappelant qu’Alstom « est une entreprise qui a été sauvée par l'Etat français et qui doit beaucoup à la France».

Vers 17h, le titre cède 2,5% à la Bourse de Paris sur un marché en baisse de 0,5%.