Le rapprochement de deux poids lourds des télécom, Nokia et Alcatel-Lucent, aura-t-il lieu ? Pour l’heure, rien n'est moins sûr. D’après le Wall Street Journal, le groupe finlandais a décidé de ne pas ouvrir de discussions avec son homologue français à ce stade. La possibilité d'un rapprochement a été discutée par le conseil d'administration de Nokia mais aucune réunion officielle n’a été organisée avec Alcatel-Lucent, précise le quotidien.

Certains analystes espéraient qu’après la vente de sa division de terminaux mobiles à Microsoft, approuvée hier par ses actionnaires, Nokia ferait un signe en direction du français. L’ex numéro un des téléphones portables dispose en effet d’une cagnotte de 8 milliards d’euros et compte bien l’utiliser pour renforcer sa division Equipements et réseaux. Les activités d’Alcatel dans les réseaux sans fil et le routage IP seraient une cible idéale, mais le groupe français a récemment déclaré qu’elles faisaient partie de son « cœur de métier ».

D'ailleurs, Nokia ne semble pas pressé. « Nous n'avons pas à faire des opérations juste pour faire des opérations simplement parce que nous avons de l'argent », a indiqué Rajeev Suri, le dirigeant Nokia Solutions&Networks (NSN), à l’agence Reuters. « Je pense qu'il appartient aux forces du marchés de décider du résultat. Je suis un adepte du 'attendons' », a-t-il ajouté.

De quoi calmer, provisoirement, les spéculations sur le titre Alcatel-Lucent. Vers 12h05, ce dernier reflue de 6,3% à la Bourse de Paris, alignant une troisième séance de baisse consécutive.