Le groupe français Nexans a publié ce mardi une perte nette de 333 millions d’euros au titre de l’exercice 2013, également marqué par un recul de 6,7% de son chiffre d’affaires et une baisse de sa marge opérationnelle. Si la perte a été gonflée par des charges de restructuration et des dépréciations d’actifs nets pour un montant de 310 millions d’euros, la rentabilité s’est nettement détériorée, de 4,2% en 2012 à 3,6% en 2013.

Le groupe a souffert d’un ralentissement de la demande sur de nombreux marchés. « La baisse de la profitabilité vue sous l’angle des métiers tient pour l’essentiel à la faiblesse des marchés des câbles basse tension pour les Distributeurs et Installateurs (Amérique du Nord et Australie). Vu sous l’angle géographique, les marchés européens des opérateurs d’électricité basse et moyenne tension, américains des câbles D&I et Oil&Gas, australiens des câbles D&I ont perdu en rentabilité », explique-t-il dans un communiqué.

Le sous-marin et l'Asie seules satisfactions

Aux Etats-Unis, l’atonie du marché des câbles LAN (télécom) ralentit l’intégration du partenariat avec Leviton annoncé en avril 2013 ; par ailleurs certains projets Oil & Gas ont dû être reportés. La demande évolue également à bas niveau en Australie. Seuls les marchés asiatiques font preuve de dynamisme ainsi que celui des câbles sous-marin haute tension. « Le carnet de commandes pour les activités sous-marines est à ce jour équivalent à 2 ans de ventes », précise le groupe.

Compte tenu de la détérioration du marché du câble en Europe et en Amérique du nord, le groupe a revu à la baisse ses perspectives pour les prochaines années. Il vise une croissance annuelle moyenne pondérée de 4,5 à 5,5% de ses ventes pour 2014 et 2015, à cours des métaux constants, et une marge opérationnelle de 5,1 à 5,7% en 2015, contre 6,2 à 7,1% auparavant. Cela passe par une amélioration de la marge opérationnelle dès 2014.

« Les perspectives 2015 s'inscrivent dans une progression sensible de la performance du groupe, même si elles marquent un recul notamment pour des raisons de marché par rapport au plan initial », a reconnu le PDG Frédéric Vincent. Ce dernier a assuré que le plan de redressement dévoilé fin 2013 progressait bien. Il prévoit notamment la suppression de 468 emplois en Europe, dont 206 en France. Nexans avait par ailleurs procédé à une augmentation de capital de 284 millions d'euros en fin d’année. Le conseil d’administration proposera de ne pas verser de dividendes au titre de l’exercice écoulé.

Vers 13h30 le titre cède 1,5% sur un marché parisien en hausse de 0,6%.