Bloomberg, se basant sur les propos d’une personne proche du dossier, a précisé que le deal devrait être annoncé en début de semaine prochaine.

Selon l'agence de presse, l’opération aurait reçu le soutien de Bouygues, le plus important actionnaire d’Alstom, à hauteur de 29% du capital.

Ce jeudi, Alstom indique ne pas avoir été informé d’une quelconque offre publique d'achat. « En réponse à la récente spéculation découlant de la presse économique, Alstom n’est pas informé d’une quelconque offre publique potentielle pour ses actions » déclare l’équipe dirigeante du groupe français par un communiqué. « Le groupe réétudie constamment les options stratégiques qui s’offrent à lui pour ses activités ».

Ce communiqué a eu pour conséquence de calmer la frénésie des investisseurs. La hausse enregistrée avait été de 18% à l’ouverture du marché ce matin.

L’action Alstom affiche désormais une perte de 8,06% après le spectaculaire rallye de ce matin. Le titre avait souffert de craintes liées à l’insuffisance de cash flow de la société.

Les résultats annuels d’Alstom doivent être publiés le 7 mai prochain. A cette occasion, le groupe reviendra sur ses perspectives.

Dans le cas où l’offre venait à être finalement confirmée, il n’est pas exclu que le gouvernement français cherche à s’opposer à ce rachat, à l’instar de ce qu’il a fait avec Dailymotion lorsque l’entreprise a été approchée par Yahoo ou encore avec Danone lorsque la société a été courtisée par Pepsico en 2005.

Selon le journal CNBC, Bernard Charles, responsable de la conception des logiciels au sein de la société Dassault Systemes ne verrait aucune raison valable pour que le gouvernement bloque la transaction si elle devait se faire. « Je pense que le gouvernement serait suffisamment intelligent pour penser aux intérêt de la société à long terme et je pense qu’en dépit des considérations politiques, les considérations économiques l’emporteront ».