Cette division souffre d’un affaiblissement de la demande, d’un amoindrissement de la marge bénéficiaire et d’une surcapacité.

Un peu plus tôt ce vendredi, le président d’Alstom, Patrick Kron a confirmé à des représentants de syndicats qu’il y avait eu des discussions à propos d’un deal industriel, sans pour autant nommer General Electric.

Les sources citées par Reuters ont indiqué que ce deal pourrait être annoncé au cours des prochains jours après que les membres du comité d’administration se soient réunis ce vendredi.

Selon ces deux sources, ce serait Alstom qui aurait fait la première approche envers General Electric. Bouygues, le principal actionnaire du groupe à hauteur de 29% du capital aurait soutenu cette démarche.

Le ministre de l’économie Arnaud Montebourg a promis dans une interview accordée au journal Le Monde de protéger l’intérêt national et d’étudier d’autres solutions et d’autres scénarii pour Alstom, qui emploie 18 000 personnes en France, soit environ 20% de sa force de travail totale. Le ministre aurait déjà rencontré M Kron et aurait planifié un rendez-vous avec l’équipe dirigeante de General Electric.

Si l'opération de cession devait avoir lieu, l’éventuelle introduction en bourse de la division transports d'Alstom ce mois de juin serait hors de propos.

Les négociations sur les actions d’Alstom ont été suspendues ce vendredi sur la demande du régulateur. Les titres avaient grimpé de 10,9% jeudi après que Bloomberg ait fait mention des discussions entre General Electric et Alstom pour une transaction d’une valeur de 13 milliards de dollars.

Auparavant, la valeur avait perdu 20% en l’espace de 12 mois du fait des craintes autour de l’insuffisance de cash flow du groupe.