Nouveau coup dur pour Vallourec. Le fabricant de tubes sans soudure fait face à un ralentissement plus fort que prévu au Brésil et au Moyen-Orient, où certains de ses plus gros clients ont décidé de réduire leurs stocks en attendant des jours meilleurs. Au Brésil, la compagnie pétrolière Petrobras, son principal client, a pris la décision de supprimer l'essentiel de ses stocks de tubes d'ici la fin de l'année, tout en maintenant ses plans de forage. Cet ajustement « ponctuel », selon le groupe, pèsera fortement sur les ventes au cours du second semestre 2014, avec un impact net sur l'EBITDA estimé à environ 60 millions d’euros. Les autres activités de Vallourec au Brésil sont également impactées par la poursuite de la dégradation du contexte macroéconomique, notamment la baisse des prix du minerai de fer.

Dans la zone Europe-Moyen-Orient-Afrique, le niveau des commandes a fortement baissé en raison du report de certains appels d'offres sur les produits « premium » dont Vallourec s’est fait une spécialité. « Cela impactera les livraisons jusqu'en fin d'année et au cours du premier semestre de l'année 2015, mais ne remet pas en cause les tendances structurelles positives marquées par des programmes d'investissements E&P majeurs dans la région, nécessaires pour compenser la déplétion des champs et soutenir la demande en croissance », indique le groupe.

Face à cette baisse annoncée de chiffre d’affaires, Vallourec va réduire ses investissements à 400 millions d’euros en 2014 contre 500 millions initialement prévus. Il prévoit également de recourir au chômage partiel dans ses usines françaises et européennes. Ces mesures doivent permettre de maintenir un cash flow positif sur l’ensemble de l’année mais n’éviteront pas une nouvelle baisse du résultat opérationnel (Ebitda), estimée à environ 10% par rapport à 2013.

Vers 11h10, le titre chute de 12% sur un marché parisien en baisse de 0,7%. Sa sortie annoncée du CAC 40 devrait maintenir la pression baissière à court terme.