A priori, Siemens se porterait acquéreur de l’activité des turbines à gaz d’Alstom pour 4 milliards d’euros et combinerait ses activités de construction de trains avec celle de la société française.

Mitsubishi injecterait de la liquidité et des actifs industriels, en partenariat avec Hitachi, pour la création d’une joint venture dans l’activité des turbines à vapeur. 40% de cette activité serait concernée par l’alliance.
Mitsubishi chercherait également à coopérer avec Alstom dans son activité dans les réseaux électriques.

Siemens et Mitsubishi offriraient des garanties sur le front de l’emploi en France et en Allemagne pendant trois ans après la conclusion du deal.

Cette offre s’inscrit en à parallèle à celle faite par General Electric pour la branche énergie d’Alstom (incluant son activité dans les centrales thermiques, l’énergie renouvelable, et les réseaux électriques), d’un montant de 12,4 milliards d’euros.

La société américaine aurait donné comme deadline le 23 juin pour avoir la réponse définitive d’Alstom. Elle serait encore en discussions avec les responsables du groupe français pour faire évoluer sa proposition.

Depuis la première version de son offre, General Electric a convenu des garanties sur 1000 emplois, l’engagement de développer des partenariats pour des investissements dans le groupe, ainsi que la création d’une unité spécifique qui préserverait la mainmise de l’Etat français dans l’activité des turbines destinées aux centrales nucléaires.