Siemens tient sa revanche sur General Electric. Le groupe allemand a annoncé coup sur coup lundi la cession pour 3 milliards d'euros de sa part dans sa coentreprise d'électroménager avec Bosch à ce dernier, et le lancement pour 7,6 milliards de dollars (5,8 milliards d'euros) d'une offre sur Dresser-Rand, fabricant de compresseurs et de pompes basé au Texas.

Ce dernier était convoité par le suisse Sulzer, sorti du bois la semaine dernière, mais aussi par General Electric avec qui il avait eu des discussions préliminaires. Finalement la direction a choisi d’apporter son soutien à l’offre de Siemens. Avec cette acquisition, le groupe dirigé par Joe Kaeser poursuit son recentrage sur l’énergie après le rachat des turbines à gaz de Rolls-Royce cet été. Le rachat de Dresser-Rand permet à Siemens de « muscler son segment gaz et pétrole, assez faible, et ses activités américaines », commente Jasko Terzic, un analyste de DZ Bank cité par l’AFP.

Siemens va déplacer le siège de ses activités gaz et pétrole à Houston, base de Dresser-Rand, et ainsi profiter de l'expansion de la production de gaz de schiste aux Etats-Unis, où les produits de Dresser-Rand sont utilisés dans le processus de fracturation hydraulique. Le groupe américain emploie 8 000 personnes dans le monde et a réalisé un chiffre d'affaires de 3 milliards de dollars en 2013.
En début d’année, Siemens avait échoué ans sa tentative de fusion avec le français Alstom, dont le pôle énergie a été repris par General Electric.