Alstom a-t-il fait le bon choix en cédant ses activités énergétiques et en se recentrant sur le transport ? L’avenir le dira, mais les chiffres publiés mercredi par le groupe industriel sont encourageants. Au cours du troisième trimestre 2014/15 (du 1er octobre au 31 décembre 2014), le groupe a enregistré 1,6 milliard d’euros de commandes sur la seule branche Transport, contre 2,5 milliards sur la même période l’année dernière qui incluait un 'méga-contrat' d'1,2 milliard d'euros pour le métro de Riyad. Le chiffre d’affaires, lui, a progressé de 10% à taux de change constant, à 1,5 milliard d’euros.

Vers 16h40, le titre gagne 2,9% sur un marché parisien en hausse de 0,3%.

Sur les neuf premiers mois de l’exercice 2014/15, les commandes atteignent 8 milliards d’euros, en hausse de 52 % par rapport à la même période de l’année précédente, grâce à plusieurs projets importants dont un contrat de 4 milliards d’euros pour les trains de banlieue en Afrique du Sud. Le chiffre d’affaires progresse de 12% à taux de change constants.

Objectifs confirmés

Avec un carnet de commandes qui représente quatre années de chiffre d’affaires, Alstom maintient son objectif d’une croissance moyenne de 5% pour les prochaines années et d’une amélioration « graduelle » de sa marge opérationnelle. Celle-ci devrait s’établir à « plus de 5% » sur l’ensemble de l’exercice en cours contre 7% en 2013/2014.

Le spécialiste des équipements électriques et ferroviaires a également annoncé que, selon des accords commerciaux négociés avec General Electric dans le cadre de la vente de son pôle énergie au groupe américain, il recevrait « environ 400 millions d'euros de produits additionnels au titre de la transaction ». L’américain ne prendra pas en charge, en revanche, l’amende record de 772 millions de dollars infligée à Alstom par la justice américaine fin décembre.

Rappelons que le 19 décembre les actionnaires d’Alstom ont approuvé à une large majorité la cession du pôle Energie à General Electric. Celle-ci devrait intervenir, sous réserve d’obtention des feux verts réglementaires, au deuxième trimestre 2015. Le groupe compte redistribuer une partie du produit de la transaction sous la forme d'un programme de rachat d’actions dont le montant sera compris entre 3,5 et 4 milliards d’euros.