La Commission européenne pourrait transmettre vendredi à General Electric une «communication de griefs» concernant son projet de rachat de la branche Energie du groupe français, a indiqué une source proche du dossier à l’agence Reuters.
Si tel est le cas le conglomérat américain devra revoir en profondeur sa copie afin de sauver cette opération à 12,4 milliards d’euros. Un tel document envoyé par la Commission est en effet le prélude à un veto, à moins que l'entreprise n’accepte d’importantes concessions.

La Commission européenne avait prévenu en février que le rachat de la branche énergie d'Alstom laisserait GE face à un seul concurrent en Europe, l'allemand Siemens, dans la construction de turbines lourdes pour les centrales électriques utilisant le gaz comme combustible. Elle doit rendre sa décision d’autorisation ou de rejet au plus tard le 6 août.

General Electric, qui croyait avoir fait le plus dur en faisant sauter les résistances du gouvernement français devant un rachat d’Alstom, assure que les discussions avec la Commission sont « constructives ». Il espère toujours conclure l’opération au second semestre 2015, après avoir obtenu le feu vert des autorités brésiliennes, sud-africaines et indiennes. Mais un veto de la Commission européenne pourrait tout faire capoter. Alstom abandonne 3,7% jeudi vers 17h après avoir cédé plus de 7% dans la journée.